Les Jachères Apicoles
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Quelle prise en compte des insectes pollinisateurs dans la Trame verte ?

Si le pourcentage d’éléments fixes du paysage est le facteur principal influant sur la biodiversité dans les paysages agricoles, la prise en compte de la question de la connectivité entre ces éléments semi-naturels permet d’optimiser l’intérêt des ces éléments, en facilitant le déplacement des organismes entre les zones d’intérêts écologiques. Le projet de mise en place d’une trame verte au niveau national a été lancé suite au Grenelle de l’Environnement. Le Programme Symbiose, un projet d’envergure de mise en place d’une trame verte sur 400 Km² en Champagne-Ardenne initié en 2009, est animé par le Réseau Biodiversité par les Abeilles.
 
 

Connectivité dans les paysages agricoles et corridors écologiques

Les corridors écologiques, qui peuvent être définis comme des zones de passage pour les espèces, sont des éléments importants du maintien de la biodiversité et du bon fonctionnement des écosystèmes. Grâce à la connectivité qu’ils assurent entre les zones d’intérêt pour la biodiversité, les espèces des milieux interconnectés disposent plus facilement des habitats leur permettant d’accomplir leur cycle biologique. Les corridors sont également d’importants facteurs de résilience, puisqu’ils permettent une recolonisation plus rapide par les espèces d’un habitat ayant subi une perturbation ponctuelle. L’objectif de la trame verte du Grenelle de l’Environnement est de mettre en place ces continuités écologiques sur l’ensemble du territoire français.
 
Une trame verte pourrait ainsi être définie comme un "réseau cohérent d’écosystèmes naturels et semi-naturels, mais aussi d’habitats de substitution, susceptibles de rencontrer les exigences vitales des espèces et d’éviter l'isolement génétique de leurs populations" (prgramme Symbiose). Dans les paysages les plus simplifiés par l’agriculture, il s’agit de (re)créer des corridors écologiques, composés de différents types d’infrastructures écologiques, permettant aux espèces sauvages, aussi bien végétales qu’animales, de se déplacer entre les zones d’intérêt écologiques du territoire.
 
Tels que définis dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, les objectifs de la Trame verte sont de :
- diminuer la fragmentation et la vulnérabilité des habitats naturels et habitats d’espèces,
- identifier et relier les espaces importants pour la préservation de la biodiversité par des corridors écologiques,
- atteindre et / ou conserver le bon état écologique ou le bon potentiel des eaux de surface,
- prendre en compte la biologie des espèces migratrices,
- faciliter les échanges génétiques nécessaires à la survie des espèces de la faune et de flore sauvage,
- améliorer la qualité et la diversité des paysages,
- permettre le déplacement des aires de répartition des espèces sauvages et des habitats naturels (dans le contexte du changement climatique).
 
La prise en compte des insectes pollinisateurs dans la trame verte semble une évidence, étant donné leur importance dans le maintien de la biodiversité. Cette prise compte passe notamment par le choix, pour une partie des éléments semi-naturels qui seront implantés dans le cadre de la réalisation de la trame verte, d’éléments favorables à la fois à la fourniture de ressources alimentaires pour l'abeille domestique et les autres insectes pollinisateurs mais permettant aussi aux nombreuses espèces de pollinisateurs sauvages de trouver facilement des sites de nidification.
Source :
- Site Internet du Grenelle de l’Environnement http://www.legrenelle-environnement.fr/-Trame-verte-et-bleue-.html
 
- Programme Symbiose http://www.symbiose-biodiversite.com/


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