Les Jachères Apicoles
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Effets des carences en pollen sur le développement des colonies d'abeilles

Grâce aux capacités de stockage de pollen dans la ruche, une colonie peut supporter de courtes périodes sans arrivage de pollen. Mais quand ces périodes sont trop fréquentes, ou quand elles durent trop longtemps, ou lorsque la diversité des pollens ramenés à la ruche est insuffisante, des risques de carences protéiques existent. Leurs conséquences sont plus ou moins importantes en fonction du niveau du déficit.
On identifie deux périodes où un déficit dans l’alimentation protéique (faible disponibilité ou mauvaise qualité nutritive) est particulièrement néfaste aux colonies : le printemps et la fin de l’été.
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Le printemps
Au printemps, la reprise de l’élevage est retardée jusqu’à l’apport de pollen frais quand il n’y a pas de stock dans la ruche.
Une situation de carence quantitative en pollen entraîne une diminution des soins au couvainEnsemble des œufs, larves et nymphes présents dans une ruche. Certaines larves sont sous-alimentées, les cellules où elles se développent sont mal operculées. Un phénomène de régulation de la population peut être observé dans la ruche : les larves les plus jeunes sont éliminées pour ne laisser que les plus âgées, qui n’ont plus besoin de consommer du pollen. Si la carence se prolonge, c’est toutes les larves qui verront leurs soins diminuer.
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La fin de l’été et la préparation à l’hivernage
La fin de l’été est une période cruciale pour la ruche, puisque les ouvrières qui naissent au courant des mois d’août et septembre devront être suffisamment fortes pour vivre durant les mois d’hiver, jusqu’à la reprise de la ponte par la reine, au début du printemps suivant. 

A cette période, les situations de carences polliniques peuvent mettre en danger la capacité d’hivernage des colonies et ce de plusieurs façons:

  • Si les apports de pollen à la ruche sont interrompus (période de disette), un blocage de ponte de la reine est à craindre : les larves seront moins nombreuses, et la population d’abeilles d’hiver sera réduite, diminuant ainsi les chances de passer l’hiver et risquant d’altérer la vigueur de redémarrage de la colonie au printemps suivant (moins de butineuses, donc des rentrées d’aliments réduites).
  • Si la récolte de pollen en fin de saison n’est pas interrompue par des périodes de disette, mais si du pollen de mauvaise qualité est récolté massivement, un affaiblissement ou même une perte de la colonie est aussi à craindre au moment de la préparation des abeilles d’hiver. Les apports continus font que la reine continue à pondre normalement, mais les nombreuses larves sont alors alimentées avec un aliment insuffisamment nutritif : les ouvrières qui naîtront seront plus petites, et surtout auront une durée de vie réduite. Si cette durée de vie est trop courte pour permettre de passer l’hiver, la colonie meurt pendant la saison froide. Si la colonie arrive tout de même à passer l’hiver, elle apparaîtra tout de même très affaiblie au début du printemps suivant. 
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IMPORTANT : C’est ce phénomène qui est souvent observé par les apiculteurs à la sortie de l’hiver alors que la situation semblait favorable à l’automne : réserve de miel et de pollen abondante, colonie vigoureuse. Lors des dépérissements en sortie d’hiver, certains apiculteurs mettent en cause le pollen qui contiendrait des résidus de pesticides. A cette période de l’année, le pollen peut effectivement être responsable de cet affaiblissement, mais à cause de sa piètre qualité nutritive.
Source :
  • Jacobs, 2005, in BASF Agro, juin 2005, 2e Colloque Technique Apicole. Book du colloque du 16 mars 2005 à Lyon


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