Les Jachères Apicoles
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La protection des cultures, facteur de production de fleurs pour l'abeille

Les cultures agricoles fréquentées par les abeilles pour leur pollen et leur nectar n’intéressent pas forcément que les insectes butineurs.

Champignons, et insectes ravageurs, sans compter les mauvaises herbes (qui concurrencent les cultures pour l’eau), sont autant d’ennemis de la culture qu’il convient de contrôler. Sans contrôle de ces parasites, les cultures, comme le colza et le tournesol, ne pourraient pas exprimer leur potentiel de rendement. Sans réalisation de ce rendement, pas d’intérêt pour les agriculteurs de continuer à semer ces espèces, ce qui entraînerait la disparition de ces sources abondantes de nectar et de pollen pour les abeilles et les autres butineurs.  


Quelques éléments de repère sur les surfaces occupées en France par ces deux cultures oléagineuses :  

 

 

2005

2006

2007

colza

1 230 000 ha

1 400 000 ha

1 550 000 ha

tournesol

648 000 ha

636 000 ha

630 000 ha

Pour comparaison : la superficie totale de la France est de 54 800 000 ha, dont 29 950 000 ha de surface agricole utile (SAUSurface Agricole Utile).

Avec la forte volonté nationale de développer les biocarburants à court terme, les surfaces occupées par ces deux cultures, riches en huile, devraient encore légèrement augmenter jusqu’en 2015.



Arrêtons-nous un instant sur l’exemple du colza. Pour comprendre la nécessité qu’ont les agriculteurs de protéger leurs cultures, voici un bref aperçu des différentes attaques auxquelles doit faire face la culture de colza pendant son cycle pour pouvoir produire de manière normale et rentable : en saumon, les périodes d’attaques par les maladies pathogènes, et en marron celles des ravageurs :

 

 
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1er type d’attaque : les champignons :
Les maladies, causées par les champignons, sont nombreuses : phoma, sclerotinia, oïdium, cylindrosporiose, hernie, alternaria, mildiou ou encore verticilium, sont autant d’agents pathogènes qui peuvent causer des pertes de rendements plus ou moins importantes dans la culture de colza.

2° type d’attaque : les insectes ravageurs :
Dès l’automne certains insectes ravageurs attaquent la culture du colza : la mouche du chou, l’altise d’hiver ou grosse altise (au stade larvaire ou au stade adulte), l’altise des crucifères ou petite altise, le charançon du bourgeon terminal, ou déjà des pucerons (verts et ou cendrés). Sans compter qu’il faut également surveiller les populations de limaces pendant toute la phase de levée du colza. Au printemps, après le repos hivernal, d’autres insectes ravageurs peuvent encore dévaster les champs de colza : charançon de la tige, méligèthes, pucerons cendrés, ou encore le charançon des siliques en fin de cycle.

 Face à ces nombreux ennemis, les agriculteurs disposent de divers moyens de lutte. Aujourd’hui, l’agriculture combine de façon toujours plus optimale les différents outils qui sont à sa disposition : variétés résistantes à telle ou telle maladie, rotations des cultures pour briser les cycles biologiques des ravageurs, outils d’aide à la décision pour raisonner l’utilisation des produits de protection des plantes…



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