Les Jachères Apicoles
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Les pratiques de protection des plantes intègrent toujours davantage la protection de l'abeille

Des tests d’homologation qui prennent en compte les butineurs


Concernant spécifiquement l’abeille, des études sont menées au niveau du dossier d’homologation sur cet auxiliaire particulier de l’agriculture :
- L’impact des produits est testé en laboratoire sur les différents stades de l’abeille, de la larve jusqu’à l’abeille adulte, pour évaluer leur toxicité ; des « doses létales 50 » sur abeilles, ou DL50 (dose avec laquelle 50% des individus d’une population meurent), sont ainsi déterminées pour chaque substance,
- Des tests sous tunnel sont réalisés pour évaluer le risque de mortalité des abeilles suite à un traitement,
- Actuellement, de nouvelles méthodes sont discutées pour améliorer toujours plus cette évaluation.

Par rapport aux résultats de ces différents tests, des marges de sécurité sont prises pour contribuer à réduire encore les risques d’intoxication.

En conséquence, un produit qui ne répondrait pas aux critères des différents tests d’homologation (que ce soit les tests abeilles, sur les autres organismes, ou sur toute autre composante de l’environnement) n’a absolument aucune chance d’être un jour mis sur le marché. Ces critères et ces tests témoignent donc de l’innocuité des produits utilisés par les agriculteurs dans les conditions d’emploi autorisées.

De plus, l’homologation classifie les produits utilisables en présence d’abeilles. En effet, seul un produit bénéficiant de la « mention abeilles » peut être utilisé au moment de la floraison d’une culture butinée par les abeilles (conformément à l’arrêté du 28 novembre 2003). L’utilisation de tout autre produit ne portant pas cette mention est strictement interdite pendant la floraison. Et pour obtenir cette mention, le fabricant doit fournir un complément spécifique au dossier d’homologation.

 

Une utilisation de plus en plus encadrée des produits phytosanitaires

Aujourd’hui, les traitements avec ces molécules chimiques, loin d’être systématiques, sont au contraire raisonnés. Le coût des produits incite de plus les agriculteurs à aller dans ce sens.

Parmi les divers éléments entrant en compte dans le raisonnement d’une application de produit phytosanitaire, les agriculteurs disposent aujourd’hui de données sur les seuils d’interventions : en dessous de telle présence dans le champ, réaliser un traitement n’est ni utile ni rentable, car le rendement que l’on va protéger est inférieur au coût du traitement (par exemple : réalisation d’un traitement anti-pucerons uniquement si on identifie plus de 5 pucerons par épis, ou par silique).

De plus, la réglementation encadrant l’utilisation de ces produits, sans doute une des plus précise qui existe, impose des conditions strictes pour la réalisation des traitements à l’aide de phytosanitaires. Les usages et doses à employer sont clairement indiquées sur les étiquettes, ainsi que les conditions d’emploi.

Enfin, il est important de noter que depuis plusieurs années maintenant, les professionnels ont réalisé des progrès en matière d’information des agriculteurs (voir ci dessous un exemple de communication tournée vers les agriculteurs sur les Bonnes Pratiques Phytosanitaires BPP).


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Le coût de la recherche dans l’homologation des phytosanitaires

L’homologation d’un produit phytosanitaire est un processus long, d’au moins une dizaine d’années. Pour pouvoir homologuer un seul produit, le coût des études aujourd’hui est d’environ 200 millions d’Euros. Plus de 100 000 substances sont testées pour ne finalement en retenir qu’une seule qui répond aux nombreux critères des différents tests d’homologation.

Il y a une trentaine d’années, en 1970, ce chiffre n’était que d’environ 20 millions d’Euros. A l’époque, en effet, l’impact des produits homologués sur l’environnement était beaucoup moins étudié. Le schéma suivant montre bien que la prise en compte de l’environnement est allée croissante dans le processus d’homologation des produits phytosanitaires :

 
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Il faut aussi rajouter que, dans la démarche de progrès mise en œuvre pour l’homologation des produits phytosanitaires, de nombreux produits qui avaient reçu leur homologation par le passé ont été ré-évalués sur les nouvelles bases depuis 1993 (Directive européenne 91/414), et ont été retirés du marché, car ne répondant pas aux critères plus stricts des nouvelles procédures d’homologation.

Source :
- AFPP (pour en savoir plus sur les bonnes pratiques phytosanitaires, cliquez ici)


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