Les Jachères Apicoles
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Les multiples rôles des intercultures

L’implantation de couverts végétaux pendant la période dite d’intercultures a comme objectif principal d’éviter le lessivage par les pluies automnales des nitrates présents dans les sols. Cette pratique, en fort développement depuis 2009 dans le cadre du 4° programme d’action de la Directive Nitrates, présente également de nombreux autres intérêts, aussi bien agronomiques que pour la biodiversité.


Le rôle premier des intercultures : la protection de la qualité des eaux contre les nitrates

Face au constat de la présence, très importante dans certaines régions, de nitrates d’origine agricole dans les eaux de surface et les eaux souterraines, l’Union Européenne a mis en place en 1991 la Directive Nitrate afin de lutter contre cette pollution et préserver la qualité de la ressource en eau. Elle s’applique dans toutes les zones européennes où l’augmentation de la teneur en nitrates des eaux a une origine agricole (car tous les nitrates retrouvés dans l’eau ne sont pas d’origine agricole) ; ces zones sont dites « zones vulnérables nitrates ». En France, le dernier zonage a été réalisé en 2007 et est présenté sur la carte ci-dessous :
Carte 2007 des zones vulnérables nitrates (source : Ministère du Développement Durable)

"Sont considérées comme zone vulnérables nitrates les parties de territoires alimentant des masses d’eau dépassant ou risquant de dépasser le seuil de 50 mg / L en nitrate, ainsi que celles présentant des tendances à l’eutrophisation."


Cette Directive se décline en programme d’actions successifs ; depuis juillet 2009, le 4° programme d’action de la Directive Nitrates est ainsi mis en œuvre en France. Ce programme, dont la majorité des mesures concerne logiquement les pratiques de fertilisation azotée, a retenu l’implantation de couverts végétaux en période d’intercultures comme moyen de lutte contre la pollution des eaux : en pompant l’azote du sol pour leur croissance, ces végétaux limitent le phénomène lessivage des nitrates par les eaux de pluie qui aurait inévitablement eu lieu sans couverture végétal du sol.


Les nombreuses externalités positives de l’interculture

Si l’objectif principal de cette pratique est bien de lutter contre le lessivage des nitrates, l’implantation d’un couvert végétal en période d’interculture présente de nombreux autres intérêts agronomiques :
- restitution d’azote à la culture suivante (environ 40 unités / ha avec 3 à 5 T de matière sèches)
- bénéfices pour la structure du sol (fonction des espèces implantées)
- lutte contre l’érosion

Du point de vue de la biodiversité, et sous conditions de maintien du couvert pendant une certaine période, la couverture hivernale des sols présente de nombreux avantages pour la faune sauvage, en offrant abri et nourriture à de nombreuses espèces. Ce qui peut aussi être le cas pour les pollinisateurs, si les espèces choisies sont intéressantes pour la production de nectar et de pollen, et si elles fleurissent au moment où les pollinisateurs peuvent encore en profiter.

La recherche d’intérêts biodiversité des intercultures doit cependant intégrer les contraintes réglementaires liées à cette pratique.
Source :
carte : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2011-10-14_CP_NITRATES-2.pdf


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