Les Jachères Apicoles
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La gestion différenciée des surfaces fourragères favorable à l’alimentation des pollinisateurs

Les surfaces fourragères dédiées à l’alimentation animale peuvent elles aussi constituer des ressources alimentaires appréciables pour les insectes pollinisateurs, notamment grâce à la mise en œuvre d’une gestion différenciée. Certains acteurs de filières de fourrage déshydraté se sont même lancés dans d’ambitieux programmes d’optimisation de l’intérêt de ces surfaces pour la biodiversité.


Des prairies de fauche aussi pour les abeilles

Les prairies, qu’elles soient naturelles ou artificielles, peuvent constituer des sources d’alimentation importantes pour les pollinisateurs. Si la nature du couvert est à prendre en compte pour juger de l’intérêt apicole d’une prairie, la question de son exploitation est au moins aussi importante. Car lorsque l’ensemble des surfaces de prairies de fauche d’un secteur est coupé en l’espace de quelques jours, ce sont des hectares de ressources qui disparaissent pour les pollinisateurs. Depuis 2009, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles mène des essais sur cette problématique, afin de comprendre comment concilier les objectifs fourragers (qualité nutritive et production de matière sèche) avec l’intérêt apicole.

Une méthode simple à mettre en œuvre pour avoir des surfaces fourragères qui produisent à la fois un fourrage de qualité et des ressources alimentaires pour les pollinisateurs est de mélanger une ou plusieurs légumineuses à intérêt apicole avec une graminée, dans la logique des méteils destinés à l’alimentation animale. Quelques exemples tirés de l’expérience du RBA :



La gestion différenciée des surfaces fourragère, l’exemple de la luzerne

Ce type de composition ne présentera un intérêt pour les pollinisateurs que si les légumineuses peuvent arriver à floraison, et rester à ce stade pendant au moins quelques jours (et si possible jusqu’à fin floraison). Ce qui n’est pas forcément compatible avec la recherche de l’intérêt fourrager : en effet, la qualité fourragère de ces espèces décroit à partir du stade floraison, ce qui incite les agriculteurs à les faucher dès l’apparition des premières fleurs. Avec en conséquence un intérêt quasi nul pour les pollinisateurs.

Un compromis semble néanmoins possible entre intérêt fourrager et intérêt apicole. Cela consiste, lors de la fauche, à ne pas récolter une partie de la surface (une bande, un quart…), afin que le couvert puisse accomplir sa floraison sur cette zone non fauchée. Il s’agit en quelque sorte de réaliser une gestion différenciée de la parcelle.

C’est notamment ce qu’a mis en place la filière luzerne, avec un dispositif de non récolte, à chaque coupe, d’une bande d’une largeur équivalente à la barre de coupe de la faucheuse, sur un des côtés de la parcelle. A la coupe suivante, c’est une bande de l’autre côté de la parcelle qui n’est pas récoltée. Et ainsi, la parcelle présente de manière permanente une partie de sa surface en floraison entre mai – juin et septembre.


En savoir + sur la gestion différenciée de la luzerne :
http://www.biodiversite-luzerne.com/
où vous pourrez notamment télécharger le rapport complet de deux années d’expérimentation sur la gestion différenciée de la luzerne, rédigé par le RBA.


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