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Pourquoi mettre en œuvre des mesures de protection de la biodiversité ?

La biodiversité est la fois support de production (de nourriture, de bois, de textile, de bioénergie), source d’inspiration pour la science et notamment la médecine (aspirine, insuline,…), et à la base des multiples services écosystémiques indispensables à la vie sur Terre (épuration de l’eau, de l’air, dégradation et recyclage de la matière organique, régulation du climat,…). La valeur culturelle de la biodiversité ne doit pas non plus être oubliée.

Mais cette biodiversité est menacée : de nombreux facteurs de pressions contribuent à éroder la biodiversité, tels que les transformations des habitats naturels pour l’usage humain, la surexploitation des ressources et la pollution. Ces pressions se sont fortement accentuées ces 50 dernières années, et l’érosion de la biodiversité se poursuit à un rythme anormalement élevé.
 

Protéger la biodiversité pour qu’elle continue à fournir les services écosystémiques


La biodiversité concerne l’ensemble du vivant, animaux, végétaux, champignons et micro-organismes. Elle est donc à la base de notre alimentation, mais supporte aussi la production de bois, de certains textiles, de bioénergie. De plus, à travers le monde du vivant s’expriment des milliards de molécules dont certaines ont été à l’origine de grandes découvertes, notamment dans le milieu médical : 70% des médicaments sont issus de molécules biologiques, même s’ils sont actuellement obtenus par synthèse comme l’aspirine. La biodiversité est donc une source d’inspiration et d’innovation pour la science et l’industrie.

Ainsi, un nombre conséquent de services qui assurent le bon fonctionnement de la vie sur la planète sont assurés par les écosystèmes : on parle donc de services écosystémiques.

L’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire a classé en 2005 les services écosystémiques selon leur fonction :
  • service d’approvisionnement : en aliments, matériaux et fibres, eau douce, bioénergie
  • service de régulation : du climat, du cycle de l’eau, des maladies… La pollinisation en fait partie
  • service d’auto-entretien : recyclage des nutriments, production primaire
  • service culturel
 
Il reste très difficile d’évaluer la valeur économique de ses services écosystémiques que l’on considère souvent comme « gratuits ». La valeur de la pollinisation a récemment été estimée à 153 milliards de dollars par an, soit près de 10% de la valeur de la production agricole annuelle (Gallai et al., 2008).
 
Enfin, les valeurs culturelle et paysagère de la biodiversité, si elles reposent sur des critères plus subjectifs, ne doivent pas être oubliées.
 

De quoi faut-il protéger la biodiversité ? Pressions exercées et facteurs d’érosion


L’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire (Millenium Ecosystems Assesment ou MA) a été initié par l’ONU en 2001 pour estimer les conséquences de la transformation des écosystèmes sur le bien-être humain. Cela a généré la compilation des travaux de plus de 1 360 chercheurs à travers le monde de 2001 à 2005, année de parution du premier rapport du MA.

D’après le Millenium Ecosystems Assessment, au cours des 50 dernières années, l’activité humaine a induit une transformation des écosystèmes plus importante que jamais observée auparavant (à l’échelle de l’histoire humaine), ce qui s’explique logiquement par l’augmentation  lors de la même période des besoins de l’humanité en eau, nourriture, bois, pétrole et fibre.  D’après ce même rapport, 60% des services écosystémiques de la planète sont dégradés ou sont utilisés de manière non durable (maweb.com).

La disparition d'espèces fait partie du cours naturel de l’histoire de la Terre. Cependant, l’activité humaine a accéléré le rythme d’extinction, qui est au moins 100 fois supérieur au rythme naturel d’extinction, d’après le rapport « Ecosystems and human well-being: Biodiversity synthesis » (MA, 2005). Ce rapport liste cinq principaux facteurs d’érosion de la biodiversité :

- les transformations de l’habitat,
- le changement climatique,
- les espèces invasives,
- la surexploitation des ressources,
- la pollution (notamment aux nitrates et au phosphore).

Les différents scenarii pour le futur étudiés par les scientifiques du MA prévoient que les pressions exercées sur les écosystèmes continueront d’augmenter au cours de la première moitié du 21ème siècle.
 
En France, un rapport de L’Office Parlementaire d’évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) de 2007 dresse un « bilan catastrophique » de la biodiversité des écosystèmes et s’inquiète d’une augmentation des pressions qui pèsent sur ces derniers. Les  « traditionnelles » pressions de prédation, d’occupation de l’espace (agriculture, urbanisme, exploitation minière,…), et de montée des espèces invasives s’accroissent tandis que le réchauffement climatique constitue une nouvelle menace pour la biodiversité. Le rapport conclue sur l’urgence des initiatives à prendre pour stopper l’érosion de la biodiversité et l’intérêt de la protéger durablement. 


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