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Historique de la prise en compte de la biodiversité dans les institutions internationales

Le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992 a été le point de départ d’une prise de conscience internationale : au cours de cette convention mondiale sur la biodiversité, sous l'égide de l'ONU, 193 pays signataires ont décidé de faire une priorité de la protection et restauration de la diversité du vivant, considérée comme une des ressources vitales du développement durable.

Depuis, les pays signataires de la Convention pour la Diversité Biologique ont continué à avancer ensemble et à définir des objectifs communs, comme les cinq d’Aichi fixés en 2010 au Japon, à atteindre d’ici 2020. La période 2011-2020 a d’ailleurs été proclamée par les Nations Unies décennie pour la biodiversité.

Une prise en compte de la biodiversité au niveau international sous l’impulsion des Nations Unies

1992 : Sommet de la Terre Rio de Janeiro. A cette occasion est établie la Convention pour la Diversité Biologique (CDB), ratifiée à ce jour par 193 pays. Elle reconnaît pour la première fois au niveau du droit international que la conservation de la diversité biologique est une préoccupation commune pour l’ensemble de l’humanité, inséparable du processus de développement durable.
 
2002 : Sommet de la Terre de Johannesburg : le plan d’action élaboré à cette occasion réaffirme les ambitions de la CDB et établit l’objectif d’enrayer la perte de biodiversité au niveau mondial à l’horizon 2010.
 
2001 à 2005 : Millenium Ecosystems Assessment : compilation des travaux de plus de 1360 chercheurs du monde entier, au terme desquels le rapport « Ecosystèmes et bien-être humain » (« Ecosystems and human well-being ») est publié. La principale conclusion est que si la biodiversité et les services écosystémiques sont menacés par les activités humaines, des actions sont possibles pour inverser cette tendance au cours des 50 prochaines années.
 
2008 à 2010 : Mise en place progressive de la Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques (Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) ou IPBES qui se veut un lieu d’échanges entre la communauté scientifique et les décideurs pour une meilleure utilisation des données scientifiques dans les politiques de protection de la biodiversité.
 
2010 : l’ONU proclame 2010 « année internationale de la biodiversité »
 
2010 : Conférence de Nagoya : 10ème conférence des parties de la CDB, et élaboration du Plan stratégique de la CDB pour la période 2011-2020 ou « Objectifs d’Aichï ». Les états s’engagent entre autres à réduire au moins de moitié leur taux de pertes d’habitats naturels, et à protéger 17% de leurs zones terrestres et eaux continentales et 10% de leurs zones marines et côtières.
 
2011 : L’ONU proclame la décennie 2011-2020 « décennie des Nations Unies pour la biodiversité »
 
A venir : 2012 : La prochaine Conférence des Parties (organe directeur de la CDB) aura lieu en Inde.
 
 

L’union Européenne prend en compte la biodiversité dans ses politiques dès 1992

1992 : Directive « Habitats, faune, flore » dont le but est de donner aux états membres un cadre commun d’intervention en faveur de la préservation des espèces et des milieux naturels (sur le modèle de la directive « Oiseaux » de 1979).
 
2001 : Sommet de Göteborg. Dans l’accord « Une Europe Durable pour un monde meilleur », un objectif est fixé : stopper le déclin de la biodiversité avant 2010.
 
2011 : Constat que l’objectif de Göteborg n’est pas atteint. De plus, 17% seulement des habitats et espèces et 11% des principaux écosystèmes protégés par l’UE sont dans un état favorable. Elaboration d’une stratégie européenne pour l’horizon 2020 « la biodiversité, notre assurance-vie et notre capital naturel » qui insiste sur la pleine mise en œuvre des directives « Oiseaux » et « Habitats » et prévoie de renforcer la contribution de l’agriculture au maintien et à l’amélioration de la biodiversité. D’ici 2020, l’UE devra avoir contribué à enrayé la perte de biodiversité au niveau mondial.
 
 

Les politiques françaises de prise en compte de la biodiversité, la Stratégie Nationale pour la Biodiversité

La France ratifie la Convention pour la Diversité Biologique (CDB) en 1994.
 
2004 : Publication de la 1ère Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB) jusqu’à 2010. Reprenant les grands objectifs de la CDB, 10 plans d’actions sectoriels, dont un sur l’agriculture, en déclineront.
 
2007 : Organisation du Grenelle de l’Environnement. En découleront en août 2009 et juillet 2010 les lois Grenelle 1 et Grenelle 2,  qui instaureront entre autres la Trame Verte et Bleue.
 
La même année, un rapport l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) dresse un constat inquiétant de l’état de la biodiversité en France et dans le monde et insiste sur l’importance d’ériger la biodiversité en priorité de recherche, d’aménager durablement le territoire, et de définir un nouveau contrat social avec les agriculteurs.
 
2011 : Publication en mai de la nouvelle SNB pour la période 2011-2020. Constituant le volet biodiversité de la Stratégie Nationale pour le Développement Durable (SNDD), et en cohérence avec la stratégie européenne, elle se compose de six orientations complémentaires réparties en vingt objectifs.
L’objectif n°5 « construire une infrastructure écologique incluant un réseau cohérent d’espaces protégés » précise que « la définition, la préservation et la remise en état de la Trame Verte et Bleue sont prioritaires ».



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- 20/12/2013 : La pollinisation et la dégradation des habitats priorités de l'IPBES.


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