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  (20/12/2013) La pollinisation et la dégradation des habitats priorités de l’IPBES



L’Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) a tenu la semaine dernière, à Antalya en Turquie, sa 2° session plénière depuis sa création formelle en avril 2012 dans le cadre des Nations Unies.


L’IPBES, c’est un peu l’équivalent du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, mais pour la biodiversité. Regroupement de politiques, d’experts, de membres de la société civiles et du secteur privé, son objectif est de mobiliser les experts pour fournir des données scientifiques internationales sur l’état et les évolutions de la biodiversité et des services écosystémiques, afin d’éclairer les décideurs politiques et l’opinion mondiale.


L’idée de cette plate-forme, mise en place sous l’égide de l’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) avait été lancée par la France en 2005. La France a plusieurs fois affirmé son souhait d’héberger le secrétariat du nouvel organe intergourvernemental, mais c’est la ville de Bonn en Allemagne qui a finalement été choisie comme siège de l’organisation.


C’est par contre une française, Anne Larigauderie, ancienne directrice de DIVERSITAS, qui a nommée à la tête du secrétariat de l’IPBES à l’occasion de cette rencontre d’Antalya.


En France, le Secrétariat scientifique du Comité national IPBES est hébergé à la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, et a pour mission générale de promouvoir la mobilisation des experts français pour les travaux de l’IPBES.


L’ordre du jour de cette 2° session était chargé, et parmi les points discutés le programme de travail pour la période 2014 – 2018.


Et il a été décidé que les deux premiers dossiers prioritaires sur lesquels les experts devront se pencher sont la pollinisation et la dégradation des habitats.


Il s’agit en quelque sorte d’une consécration internationale de la cause du déclin des pollinisateurs, hissée (quasiment) au même rang que le changement climatique parmi les enjeux environnementaux de tout premier ordre.


Il faut espérer que cela contribue au développement, dans les politiques décidées pour favoriser les pollinisateurs, des pratiques les plus efficaces.



Sources :
www.ipbes.net
http://www.fondationbiodiversite.fr/a-l-international/ipbes
http://www.fondationbiodiversite.fr/a-l-international/ipbes-2e-pleniere
La communication de l’IPBES à l’issue de la conférence d’Antalya



Julien Chagué

Reproduction autorisée avec mention : © Réseau Biodiversité pour les Abeilles
et un lien vers le présent article.


Cette article a été ajouté en ressource à la rubrique Historique de la prise en compte de la biodiversité dans les institutions internationales
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