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  (05/04/2017) Quand les ruches en ville ne favorisent pas la biodiversité !

Dernièrement un article paru dans l’Abeille de France revenait sur le risque que pouvait représenter l’installation massive de ruches en ville. Selon Guillaume Lemoine auteur de l’article, l’installation de ruches en zone urbaine n’est pas un moyen de favoriser la biodiversité et peut entrainer l’effet inverse. En effet, le déploiement massif des colonies d’abeilles domestiques a pour conséquence de :
 
  • Concurrencer les autres pollinisateurs sauvages :
Du fait que le spectre alimentaire des abeilles domestiques recouvre largement celui des abeilles sauvages qui ont toutes un spectre largement plus étroit. Dès lors, leur déploiement en zone urbaine a pour conséquence de pénaliser les pollinisateurs sauvages déjà présents, en saturant l’espace et leur rendant l’accès aux ressources florales (nectar et pollen) difficile. De plus, l’abeille domestique peut leur transmettre des maladies et modifier la composition des communautés végétales.
 
  • Favoriser une biodiversité négative :
Contrairement aux pollinisateurs sauvages déjà présents en ville, les abeilles domestiques n’ont aucun rôle dans la sauvegarde de plantes patrimoniales urbaines. Par contre, les espèces mellifères abondamment fréquentées par l’abeille domestique en espaces urbains sont pour certaines clairement décrites comme des espèces exotiques envahissantes. Même si l’activité humaine reste la principale cause de prolifération de ces espèces, l’action des abeilles domestiques ne peut que favoriser leur reproduction et leur dissémination dans de nouveaux milieux.
 
  • Favoriser la disparition généralisée des sous-espèces locales d’abeilles domestiques :
L’introduction massive de colonies d’abeilles domestiques de différentes races influe sur la génétique de la race locale dans les zones où elle tente d’être préservée.
 
De ce constat, il semble déraisonnable de continuer à inciter au développement des ruches en zones urbaines dans le but de favoriser la biodiversité. D’autant plus que certaines études montrent que les ruches en ville produisent du miel contaminé en métaux lourds. Pour soutenir la biodiversité, il est préférable d’augmenter la ressource florale disponible en ville en implantant des espèces de plantes indigènes et adaptées au milieu dans lequel elles seront introduites, afin de favoriser l’ensemble des pollinisateurs.
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