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  (29/09/2009) Un membre de l'Académie d'Agriculture de France écrit sur la surmortalités des abeilles

Lu pour vous par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, un article paru sur le (très bon) site de l’AFIS (Association Française pour l’Information Scientifique). Cet article est signé Alain Rérat, membre de l’Académie d’Agriculture de France.

Intitulé « La surmortalité des abeilles : alerte rouge pour la pollinisation et l’agriculture », ce texte, de par sa présentation objective de la problématique, et son esprit constructif dans la recherche de solution, mérite l’attention de nos visiteurs. En voici le résumé (les passages mis en gras sont soulignés par le Réseau Biodiversité) :

« La population mondiale d’abeilles a sensiblement diminué au cours des deux dernières décennies, en raison du brusque accroissement des pertes de colonies dans les ruchers, dont le pourcentage de mortalité est devenu beaucoup plus élevé que celui considéré comme normal (10 à 15 %).
Parmi les causes de cette surmortalité, la malnutrition des colonies est provoquée par un appauvrissement des ressources en miel et en pollen – mellifères et pollinifères – en relation avec diverses modifications du milieu liées aux activités humaines. Les abeilles, fragilisées par la discontinuité des apports nutritifs, sont sensibilisées à différents autres facteurs, parmi lesquels certains insecticides chimiques, soupçonnés, sans cependant que leur responsabilité soit avérée, et dont néanmoins l’emploi est restreint dans des conditions draconiennes. Mais il serait possible de s’en affranchir par l’utilisation de plantes rendues génétiquement résistantes aux insectes par l’insertion d’un gène Bt (Bacillus thuringiensis) dont l’innocuité pour les abeilles est démontrée.
Par ailleurs, outre les nombreuses pathologies infectieuses et parasitaires qui ont toujours existé chez les abeilles, de nouveaux pathogènes ont émergé, parmi lesquels un acarien, le varroa, facteur majeur de mortalité, mais aussi une microsporidie, Nosema ceranae, et divers virus.
Cette surmortalité a des conséquences économiques marquées pour la production de miel (-20 % en France), mais encore plus graves pour les productions vivrières dont le rendement et la qualité dépendent de la pollinisation, qui est effectuée à prés de 80 % par les insectes pollinisateurs. Sachant que la pollinisation des productions végétales offre un bénéfice financier estimé à 117 milliards de dollars pour l’ensemble du Monde, son déclin peut entraîner des pertes considérables. Pour prévenir la surmortalité des abeilles et ses conséquences agricoles, le groupe de travail « Abeilles et pollinisation » de l’Académie d’Agriculture de France a souligné la nécessaire collaboration entre l’apiculture et l’agriculture et préconisé dans ce but la création d’un Centre technique apicole. »

Les curieux qui souhaitent lire l’article en intégralité sur le site de l’AFIS pourront voir que la première des préconisations de l’Académie d’Agriculture de France pour aider les abeilles, c’est « la création d’espaces nutritifs pérennes aux ressources fleuries réparties dans le temps ». Inutile de vous donner l’avis du Réseau Biodiversité pour les Abeilles !

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