Les Jachères Apicoles
ACCUEIL   NEWSÉVÈNEMENTSPRESSEQUI SOMMES-NOUS ?VOS QUESTIONS SOUTENEZ-NOUS !  ADHÉREZ AU RBA 
Communiqués de presse   
Page - 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10
   Septembre   
 29/09/2015 Avancées agricoles en Poitou: zoom sur des itinéraires innovants répondant à l'ago-écologie
Présentation d'un itinéraire technique innovant en développement: l'implantation de luzerne porte-graine (semences) sous couvert de tournesol.
Focus sur les multiples bénéfices sur le plan environnemental, agronomique et économique.

Lien vers article paru dans La Nouvelle République


Lien vers article paru dans Centre Presse
Lire le communiqué de presse
   Mai   
 21/05/2015 Plan national d’action en faveur des abeilles et des pollinisateurs sauvages
Généralisation de la gestion des bords de routes en faveur des abeilles : « un signal positif » donné par le gouvernement selon le Réseau Biodiversité pour les Abeilles
Lire le communiqué de presse
   Mars   
 20/03/2015 Des mortalités d'hiver à géométrie variable
Santé des abeilles: premières observations sur les sorties d'hiver 2015
Lire le communiqué de presse
   Février   
 16/02/2015 Surmortalités des abeilles
La manultrition et le parasitisme pointés du doigt
Lire le communiqué de presse
   Janvier   
 29/01/2015 Nouvelle version du plan Ecophyto
Abeilles et pesticides: encourager la confiance entre apiculteurs et agriculteurs
Lire le communiqué de presse
   Novembre   
 25/11/2014 Les abeilles plébiscitent la moutarde brune
Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et le groupe SOUFFLET testent en conditions réelles l'intérêt pour les abeilles des fleurs utilisées dans la composition des CIPAN...
Lire le communiqué de presse
   Septembre   
 02/09/2014 Alerte : 2014, année noire pour l’apiculture française
Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles tire la sonnette d’alarme et appelle les pouvoirs publics à réagir sans délai.
Objectif : éviter le naufrage de la filière en 2015.
Lire le communiqué de presse
   Août   
 29/08/2014 Le tournesol complément de choix pour les abeilles
Lire l'article du Paysan Lorrain
   Octobre   
 01/10/2013 L'alimentation dans le “Plan Abeilles” : une vraie carence
Ville-en-Tardenois, le 1er octobre 2013

L'alimentation dans le "Plan Abeilles" : une vraie carence

Peut-on réellement envisager d¹améliorer la santé des abeilles en passant sous silence la question de leur alimentation ?

Alors que le Ministre de l¹Agriculture, Stéphane Le Foll, installe aujourd¹hui un « Comité stratégique apicole » pour assurer le suivi du Plan de Développement Durable de l'Apiculture, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles tire la sonnette d'alarme et regrette l'absence de mesures d'envergures pour améliorer la ressource alimentaire des abeilles (la qualité et la quantité de fleurs) à l¹origine de la bonne santé des abeilles.

Négligeant la réalité, le « Plan Abeilles » devient inefficace. Bien alimentées, les abeilles sont plus résistantes aux multiples agresseurs : Varroa, Nosema ceranae, pathologies, pollutions. Elles sont aussi capables de produire du miel de qualité et en quantité. Ce qui relevait de l'évidence pour nombre d'apiculteurs est aujourd¹hui démontré clairement par la communauté scientifique. Malheureusement les enseignements de ce diagnostic sont négligés. La baisse de la production constatée cette année ne saurait être entièrement imputée aux conditions climatiques du printemps.

Pour le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, ce contexte climatique sert d'alibi pour masquer la réalité de la situation. On ne peut qu'observer et déplorer une crise structurelle du secteur marquée par une décroissance continue et constante des capacités productives du cheptel. Pourtant, après une mission parlementaire (2008), la création d'un institut technique (2009) puis un plan national (2013), la mise en place aujourd¹hui par le ministre en personne d'un comité stratégique apicole illustre à quel point les décideurs politiques, toutes tendances confondues, portent une attention particulière sur le devenir de nos butineuses. Mais cette accumulation d'initiatives sans efficacité nous rappelle que la réalité a vite fait de rattraper ce qui ressemble souvent à une simple opération de communication à court terme. Car le résultat est là : le nombre d¹apiculteurs (comme celui des ruches) ne cesse de baisser en France. Les raisons ne manquent pas : difficultés sanitaires, impasses techniques dans les traitements contre le Varroa ou le Nosema ceranae, disette alimentaire sans oublier les caprices de la météo.

La production de miel en France a été divisée par trois en une vingtaine d¹années passant de plus de 36.000 tonnes en 1995 à 12.000 cette année. Ce n¹est pourtant pas une fatalité. L'exemple de la Roumanie présenté en juin dernier à Bruxelles lors de la Semaine Européenne de l'Abeille et de la Pollinisation (organisée par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et le Programme des Nations Unies pour l¹Environnement) le confirme. Sa production a en effet été multipliée par deux en 10 ans. La question de la ressource alimentaire (sa qualité, sa quantité, sa diversité et sa disponibilité) est au coeur de l'action du Réseau Biodiversité pour les Abeilles. C'est aussi une des préoccupations de nombreux professionnels issus aussi bien de l'apiculture que de l'agriculture.

Dans un objectif de développement durable de l'apiculture, il est donc incontournable de mettre en place les moyens suffisants pour une meilleure gestion de la ressource alimentaire des colonies (ce qui concerne aussi bien les productions massives de fleurs issues de certaines cultures agricoles que la flore naturelle et celle gérée par des acteurs économiques non liés à l¹agriculture). Nous constatons en effet une véritable attente des apiculteurs de nos régions pour augmenter la ressource en pollen et nectar. Cette attente est aussi partagée par les agriculteurs qui souhaitent pouvoir concilier les nouvelles exigences techniques de la Politique Agricole Commune avec une biodiversité opérationnelle (le service de la pollinisation). Aujourd'hui les agriculteurs sont de plus en plus conscients qu'une bonne pollinisation de leurs cultures ne pourra être assurée que grâce à une apiculture dynamique, capable d¹entretenir des colonies vigoureuses et en bonne santé. Il en va donc de la durabilité de nos modèles agricole et apicole. Il est fondamental qu'un engagement fort en faveur du développement de la ressource soit pris pour répondre efficacement à cet enjeu majeur pour la santé des abeilles et l'avenir de l'ensemble de la filière.

C'est pourquoi, les premiers signaux autour de la mise en place d¹un « comité stratégique apicole » poussent le Réseau Biodiversité pour les Abeilles à dénoncer un processus inefficace et à tirer la sonnette d¹alarme avant qu'il ne soit trop tard. « A ce jour, rien de sérieux ni de crédible n¹est sur la table en ce qui concerne une augmentation de la biodiversité fonctionnelle qui permettrait à nos abeilles de maintenir leurs défenses immunitaires » déplore Philippe Lecompte, apiculteur professionnel bio et Président fondateur du Réseau Biodiversité pour les Abeilles. « Nous restons plus que jamais vigilants et déterminés à alerter pour mettre un terme au plus vite à l'immobilisme qui a trop duré et qui met aujourd¹hui l¹équilibre de la filière en péril » poursuit-il en précisant avoir demandé à être reçu dans les plus brefs délais par le cabinet du Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Contact Presse : Réseau Biodiversité pour les Abeilles :
Pierre Testu Tel : 09 61 33 08 38 / testu@jacheres-apicoles.fr
 19/10/2012 Plan abeilles : ne pas se tromper de priorités
Dialogue entre apiculteurs et agriculteurs, soutien à la production et développement de la biodiversité sont les ingrédients indispensables pour le plan en faveur des abeilles et de la filière apicole. Face à l’urgence de la crise apicole, le gouvernement ne doit pas se tromper de priorité.
 
Ville en Tardenois, le 19 octobre 2012 –Alors que les grandes lignes du plan abeilles viennent d’être présentées par le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles rappelle la nécessité de ne pas se tromper de priorités parmi les nombreux enjeux de la filière apicole. 2012 restera comme une année noire pour l’apiculture en raison de la chute vertigineuse du nombre d’apiculteurs : baisse importante du nombre de possesseurs de ruches (40% en 6 ans) selon le dernier audit de FranceAgriMer qui traduit une réforme structurelle spontanée en cours. Au-delà de la diminution du nombre de ruches, cela implique une forte baisse de la capacité pollinisatrice du cheptel apicole français dont les conséquences sur le plan environnemental et agricole pourraient s’avérer très graves.
 
La réglementation doit encourager les pratiques efficaces
Face à cet enjeu, la colonne vertébrale du plan abeilles doit être le développement de la production de miel et autres produits de la ruche pour susciter l’installation de centaines d’apiculteurs professionnels et assurer ainsi une production de miel répondant au marché français, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Le pollen, unique source d’alimentation en protéines pour les abeilles est indispensable au maintien de leur défense immunitaire. Quant au nectar, il assure la production de miel. Pour relever ce défi de la filière apicole, il faut donc favoriser une ressource florale plus importante dans l’environnement. Comme le rappelait le Président de la République, François Hollande, lors de l’inauguration du SPACE il y a quelques semaines, recréer les conditions d’une production agricole de qualité est une priorité. Cela doit aussi se traduire dans le plan abeille par un renforcement du dialogue entre apiculteurs et agriculteurs et par une conjugaison efficace de l’agriculture et de la biodiversité. La discussion actuelle sur l’avenir de la Politique Agricole Commune et en particulier sur son volet verdissement est l’occasion d’engager une réforme de fond.
Les expérimentations du Réseau Biodiversité pour les Abeilles ont démontré qu’en mobilisant 0,5% de la zone de butinage des abeilles par la mise en place de réserves de biodiversité, les besoins quotidiens des abeilles en pollen étaient assurés en moyenne à 66%. C’est pourquoi le Ministère de l’Agriculture soutient le développement des jachères apicoles, également appelées garde manger pour abeilles. Concrètement 1ha de jachère apicole = 2 hectares. Ainsi, sur une exploitation de 100 ha, 4 ha devraient être dédiées aux BCAE (Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales) à compter de 2013. Pour remplir ces conditions, l’agriculteur pourra soit laisser 4 ha en jachère spontanée soit mettre en place 2 ha de couverts apicoles. Ce coup de pouce réglementaire est donc le signe de la prise de conscience de l’efficacité de ces aménagements favorable à la biodiversité. C’est donc un encouragement très fort à la poursuite du développement des jachères apicoles. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles agit au quotidien pour sensibiliser les acteurs du monde agricole sur l’importance de l’alimentation des abeilles et de son impact sur leur santé. Outre les jachères apicoles, les intercultures ou CIPAN (Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrates) peuvent aussi contribuer à améliorer le bol alimentaire des abeilles. Des expérimentations initiées par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles sont actuellement en cours dans ce domaine.
 
Faire une fleur aux abeilles dans tous les territoires
Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles salue par ailleurs la volonté affichée par l’Etat de faire une fleur aux abeilles. Selon la feuille de route publiée à l’issue de la Conférence Environnementale, «  le gouvernement s’engage à un développement systématique d’une politique en faveur des pollinisateurs sur l’ensemble de ses terrains délaissés ». Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles estime que cette priorité à la gestion des territoires (agricoles et non agricoles) favorables à la biodiversité et au bol alimentaire des abeilles doit être au cœur du plan abeilles.
 
 
 
Page - 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10


LIENS UTILESCONTACTLEXIQUEJACHERES APICOLESMENTIONS LÉGALES