Les Jachères Apicoles
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Communiqués de presse   
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   Septembre   
 18/09/2012 Une expérimentation pour identifier les fleurs les plus attractives pour les abeilles
COMMUNIQUE DE PRESSE

Une expérimentation pour identifier les fleurs les plus attractives pour les abeilles

 
Depuis 2009, les CIPAN (Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrates) sont obligatoires en zone vulnérable afin de piéger les nitrates présents dans le sol après les récoltes de céréales. Les Etablissements Muller et le Réseau Biodiversité pour les Abeilles ont donc décidé d’aller plus
loin en valorisant cet aménagement. Initialement conçues pour assurer la protection de l’eau,
les intercultures peuvent aussi être un important réservoir de biodiversité. Plus de 3.000 ha sont
ainsi transformés par les agriculteurs des Etablissements Muller en véritable garde-manger pour abeilles ; les intercultures mellifères offrant aux abeilles le pollen et le nectar dont elles ont besoin, particulièrement en ce moment. L’automne, qui marque la fin de l’année apicole, est une période très importante pour les colonies qui ont en ce moment d’importants besoins nutritionnels pour assurer un bon hivernage et limiter les mortalités d’hiver.

Une parcelle expérimentale
Sur une parcelle expérimentale, des agriculteurs ont donc semés 14 mélanges différents. Un rucher a été mis en place à proximité. Les suivis réalisés par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles vont donc permettre d’identifier les espèces plébiscitées par les abeilles dans un contexte de forte concurrence. Plus d’une quinzaine d’espèces au fort potentiel mellifère (phacélie, vesce, trèfles, sarrazin…) sont en effet présentes sur cette parcelle. Les résultats permettront d’affiner les mélanges utilisés en CIPAN et de labelliser leur caractère pollinifère (richesse en pollen et en nectar). La qualité du bol alimentaire des abeilles est indispensable pour assurer le maintien de leurs défenses immunitaires et résister ainsi contre les parasites (Varroa et Nosema ceranae) et les pathologies (loque américaine, loque européenne, virus…) présents dans les ruches. Selon la Commission Européenne, « il existe de plus en plus de preuves scientifiques que les abeilles qui ont accès à un mélange de pollens de différentes plantes sont en meilleures santé que celles qui se nourrissent d’un seul type de pollen. » Les intercultures favorables aux abeilles sont complémentaires des jachères apicoles mises en place depuis 2007 par les Etablissements Muller.

Conjuguer biodiversité et agronomie
L’expérimentation est mise en place dans une zone non vulnérable. Les CIPAN n’y sont donc pas obligatoires. Mais les agriculteurs à l’origine de cette démarche souhaitent développer une biodiversité fonctionnelle en l’associant à une recherche agronomique. Amélioration de la structure du sol, augmentation de la matière organique, action efficace contre l’érosion sont quelques uns des bénéfices attendus par les agriculteurs. Ces aménagements permettent également de favoriser la biodiversité sur le territoire au niveau de la flore, de la faune sauvage et de la faune microbienne. A l’heure des négociations européenne sur la réforme de la PAC (Politique Agricole Commune), la conjugaison de la biodiversité passe par un dialogue fort entre apiculteurs et agriculteurs. Plus des deux tiers du miel produit en France est issu des miellées sur grandes cultures (colza, tournesol…). Dans le même temps, de nombreuses productions agricoles ont besoin du service de la pollinisation offert par les butineuses. C’est donc une relation gagnant-gagnant qui doit s’imposer entre apiculteurs et agriculteurs. Les expérimentations mises en place cette année en sont une belle illustration.
 13/09/2012 Un plan Marshall pour l'agriculture
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
2012, année noire pour l’apiculture :
 
un plan Marshall pour sortir de la crise apicole
 
 
Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles souligne l’urgence sanitaire, la nécessité d’une synergie entre apiculteurs et agriculteurs et met en garde contre la tentation de mesures simplistes pour sortir d’une situation complexe.



Ville en Tardenois, le 13 septembre 2012 – A la veille de l’ouverture de la Conférence Environnementale par le Président de la République, François Hollande, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles tire la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique de l’apiculture française. Selon les informations du terrain, la production de miel est en fort recul cette année. Alors qu’une nouvelle proposition de plan d’action pour la filière apicole est en cours de finalisation au sein du Ministère de l’Agriculture, les apiculteurs pointent du doigt le facteur météo et une situation sanitaire extrêmement difficile dans les ruchers. Si la tentation de réduire la crise apicole à un seul facteur est grande (nutrition, pesticides, parasites ou gestion sanitaire), il est urgent de prendre la pleine mesure d’une situation bien plus complexe. L’année 2012 révèle l’urgence d’un véritable plan Marshall apicole avec une politique sanitaire concertée pour aider les apiculteurs à sortir des impasses techniques. La lutte contre le Varroa, le Nosema ceranae et les loques est aujourd’hui une urgence. Il en va de l’avenir de l’apiculture française et au-delà de la capacité à maintenir la fonction de pollinisation dans l’hexagone. C’est la raison pour laquelle tous les derniers rapports s’accordent sur la nécessité d’une réponse multiple et adaptée face au caractère multifactoriel de l’origine des mortalités d’abeilles (Rapport Tabajdi au Parlement Européen, Communication de la DG Sanco-Commission Européenne, rapport parlementaire de Martial Saddier ou bien encore la dernière enquête prospective multifactorielle de l’Anses (ex-Afssa)).



Décréter l’union sacrée entre agriculteurs et apiculteurs pour relever le défi

Loin des caricatures en tout genre, la gestion des territoires et la conjugaison efficace de notre modèle agricole avec la biodiversité passe au contraire par un dialogue fort entre apiculteurs et agriculteurs. Plus des deux tiers du miel produit en France est issu des miellées sur grandes cultures (principalement colza et tournesol). Dans le même temps, de nombreuses productions agricoles ont besoin du service de la pollinisation offert par les butineuses. C’est donc une relation gagnant-gagnant qui doit s’imposer entre apiculteurs et agriculteurs. Ces derniers développent également des aménagements en faveur de la biodiversité sur leurs exploitations. Jachères apicoles, intercultures mellifères, bandes enherbées, haies sont autant de garde-mangers offerts aux butineuses. Des suivis réalisés par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles ont révélé que la mise en place de tels oasis de biodiversité sur 0,5% de la zone de butinage des abeilles contribue en moyenne aux 2/3 de leurs apports quotidiens en pollen. Selon la Commission Européenne (DG Sanco), « Il existe de plus en plus de preuves scientifiques que les abeilles qui ont accès à un mélange de pollens de différentes plantes sont en meilleure santé que celles qui se nourrissent d’un seul type de pollen. » Les abeilles doivent en effet s’assurer un bon équilibre alimentaire afin de maintenir leurs défenses immunitaires. Pour le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, la Conférence Environnementale arrive à point nommé. C’est une occasion unique d’opérer un virage opérationnel afin que l’ensemble des acteurs s’accorde sur l’urgence de favoriser la biodiversité fonctionnelle.


 
   Juin   
 22/06/2012 Santé des Abeilles : le sens des mots
COMMUNIQUE DE PRESSE

Santé des abeilles : le sens des mots

 
Mortalité et surmortalité des abeilles, affaiblissement des colonies, CCD ou Colony Collapse Disorder, taux « acceptable » de mortalité…

Reims, le 22 juin 2012 - A l’occasion de la Semaine Européenne de l’abeille et de la Pollinisation qui s’est déroulée au Parlement Européen (Bruxelles), les experts ont voulu éclaircir le débat sur la mortalité des abeilles. La définition claire du taux de mortalité acceptable des abeilles et les différences entre mortalité, surmortalité et CCD est une nécessité pour améliorer la compréhension de la réalité « terrain » de la crise apicole.

Des situations très différentes selon les pays et selon les apiculteurs
Pour les apiculteurs, le taux de mortalité acceptable des abeilles varie selon les pays. Il se trouve dans une fourchette allant de 4% en Chine jusqu’à près de 30% en Italie. Aux Etats- Unis, le taux de mortalité acceptable pour les apiculteurs avoisine les 20 %. En Belgique il tourne autour des 10 %. Ce taux acceptable est apprécié entre autre par les experts du programme Coloss (Prevention of COlony LOSSes). Il est déterminé par des sondages effectués auprès des apiculteurs. La grande difficulté à laquelle se trouve confrontée la recherche scientifique internationale est la grande variabilité des causes de ces mortalités. Si les raisons demeurent d’origines multifactorielles, elles peuvent varier selon les pays, leur climatologie et selon les pratiques apicoles d’un même pays.

Parmi elles :

 Le Varroa destructor : l’ennemi numéro 1 des abeilles. Cet acarien pompe l’hémolymphe des abeilles (sang) et transmet des virus. Lors de cette transmission de virus, l’équilibre des populations virales est bouleversé au profit des souches les plus virulentes (dwv) qui s’installent durablement voire définitivement dans la colonie, jusqu’à la faire mourir.

 La gestion sanitaire des colonies et les impasses techniques auxquelles sont confrontées les apiculteurs : résistance du Varroa aux acaricides, absence de traitements contre le Nosema ceranae et les virus

 Un génome des abeilles qui les défavorise

 L’utilisation de traitements vétérinaires à l’intérieur des colonies

 La mauvaise utilisation de produits phytosanitaires

 Le manque de ressource alimentaire pour les abeilles

 Les nouvelles pathologies opportunistes

 Les combinaisons et les synergies entre ces facteurs pouvant entrainer des mortalités importantes.

La mortalité n’est pas la surmortalité. La surmortalité n’est pas le CCD. Il est important de distinguer la mortalité des abeilles et les surmortalités dont certaines sont liées au très médiatique CCD (Colony collapse disorder). Ainsi aux Etats-Unis, la surmortalité des abeilles concerne 28,6% des mortalités dites naturelles. Le CCD : 4,29% seulement.

Le CCD se caractérise par la perte rapide d’abeilles butineuses des ruches infectées,aboutissant à des colonies faibles ou mortes, avec pourtant un couvain présent en abondance par rapport au nombre d’abeilles adultes. Le Colony Collapse Disorder est donc associé à une symptomatologie bien précise : une rapide dépopulation à l’intérieur des colonies. A partir du moment où il y a une rapide dépopulation de la colonie, l’ensemble du couvain est abondant (oeufs, larves et nymphes). Peu d’abeilles et une forte quantité de couvain avec une quantité abondante de nourriture caractérise le CCD. A terme, c’est une colonie qui meurt dans laquelle il n’y a presque plus d’abeilles. En Espagne, c’est davantage le Nosema ceranae qui affecte les ruches avec cette fois la disparition prématurée des abeilles adultes qui ne reviennent pas des champs…En France la situation est intermédiaire avec un mélange de mortalités par Varroa, virus, Nosema ceranae, ressources et espérance de vie réduite qui fait écho aux mortalités de fin d’hiver et à un orphelinage massif en fin d’été.


A propos du Réseau biodiversité pour les abeilles
Association qui rassemble plus de 350 partenaires du monde apicole, agricole (apiculteurs,
agriculteurs, coopératives..) et non agricole (entreprises, associations, collectivités, ministères...). Elle a été initiée à partir de l’expérience de Philippe Lecompte, apiculture bio qui a lancé les premières jachères apicoles sur la Montagne de Reim dès 1992. Aujourd’hui en développement dans les pays de l’Union Européenne, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles s’engage au quotidien pour conjuguer la gestion des territoires avec une biodiversité fonctionnelle. Un programme de gestion des bords de routes favorables aux abeilles en partenariat avec le Ministère de l’Ecologie ainsi qu’un programme pilote de Trame Verte et Bleue rappellent que la biodiversité est l’affaire de tous.
Source : Coloss. Résultats 2009-2010
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 12/06/2012 Santé des Abeilles: réponse européenne
Succès pour la 1ère édition de la Semaine Européenne de l’Abeille et de la Pollinisation
Gestion des pathologies et maintien de la biodiversité : priorités pour améliorer la santé des        abeilles selon les experts européens

Bruxelles, le 12 juin 2012
A l'image de l'abeille végétale géante mise en place cette semaine sur le parvis du Parlement Européen, il est important de prendre de la hauteur sur la question de la santé des abeilles et des pollinisateurs sauvages. Il s’agit en effet d’un sujet de préoccupation majeur, en particulier en raison du maintien du précieux service de la pollinisation évalué à 153 milliards d’euros dans le
 monde par les Nations Unies.
 
L'origine des phénomènes d'affaiblissement et de mortalité des colonies d'abeilles est au coeur de la recherche scientifique internationale. Tous les intervenants qui se sont succédés lors de la Conférence Internationale « La biodiversité, une culture commune » organisée par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP) les 5 et 6 juin au Parlement Européen (Bruxelles) ont pointé du doigt la gestion des pathologies apicoles. Kim Nguyen de l'Université de Gembloux (Agro-Bio-Tech, Belgique) et le Pr Mariano Higes de Guadalajara (Centre Apicole Régional, Espagne) ont rappelé l’origine multifactorielle des mortalités d’abeilles en soulignant le rôle clé joué par le Varroa, ennemi numéro 1 des abeilles, le Nosema Ceranae, la loque américaine, la loque européenne ou bien encore les nombreux virus. Dans les ruches, les traces importantes de produits vétérinaires utilisés par les apiculteurs pour lutter contre les parasites, en particulier le Varroa, montre les difficultés techniques de gestion
sanitaire auxquelles la filière apicole est exposée. L’usage inapproprié de certains produits phytosanitaires mais aussi le manque de biodiversité fonctionnelle qui provoque une mauvaise alimentation des abeilles et un affaiblissement de leurs défenses immunitaires ont également été rappelés. UNEP (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) a également posé le débat sur la pollinisation dans un enjeu global de perte de biodiversité où les responsabilités des secteurs économiques les plus concernés par cette perte de biodiversité dans la surexploitation des ressources naturelles, la dégradation des habitats et la pollution, ont un impact majeur sur la santé des abeilles et le déclin global de pollinisation. Face à un problème multiple, il est indispensable de rappeler que toute décision doit s’appuyer sur les résultats de l’expertise scientifique pour éviter de nouvelles catastrophes pour la santé des abeilles.

Des perspectives encourageantes ont été abordées au cours de ces deux jours de conférence qui s’inscrivait dans le cadre de la première édition de la Semaine Européenne de l’Abeille et de la Pollinisation parrainée par M. Gaston Franco, Député européen. La présentation du plan d'action du laboratoire de l'ANSES à Sophia Antipolis (Laboratoire de référence pour l’Union Européenne sur la santé des abeilles) et l'efficacité du réseau d'épidémio-surveillance mis en place en Grande Bretagne par la FERA sont autant de raisons d’espérer une amélioration sensible de la santé des abeilles. Les données sur la mortalité des abeilles font encore trop défaut en Europe. Par conséquent la récente décision de la Commission européenne d'affecter près de 3,3 millions d'euros pour soutenir 17 États membres dans leur surveillance des colonies d'abeilles arrive à point nommé. Enfin, le rôle majeur joué par l’alimentation sur le maintien de la défense immunitaire des abeilles passe par une meilleure conjugaison entre agriculture, gestion des territoires et biodiversité. L’impact très positif des jachères apicoles initiées et soutenues par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles a été salué dans le contexte des discussions sur le verdissement de la PAC. Une modification de 0,5% de la zone des butinages des abeilles avec une ressource en pollen et en nectar contribue en effet en moyenne aux deux tiers de leur alimentation. Face à une crise aux origines multiples, il n'existe pas une solution miracle mais des réponses adaptées pour garantir la survie des abeilles et de la filière apicole européenne. Elles existent. Il faut maintenant les mettre en place.
Lire le communiqué
 04/06/2012 Abeilles géante au Parlement Européen
Une abeille géante de 20 mètres de long à Bruxelles

Les abeilles au service de l’agriculture (et vice-versa)

SEMAINE EUROPEENNE DE L’ABEILLE ET DE LA POLLINISATION

Bruxelles, le 4 juin 2012

Une abeille géante de 20 mètres de long réalisée par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement est actuellement visible sur la place du Parlement européen. Depuis dimanche 3 jusqu’au mercredi 6 juin, une exposition végétale de 440 m2 est ouverte au public sur l’Agora Simone Veil. Des mini-parcelles de productions agricoles et de
couverts apicoles ont été mises en place pour former vu du ciel une abeille gigantesque.
Une manière de dire qu’il est important de prendre de la hauteur sur le sujet complexe des abeilles ! Professionnels de l’apiculture et de l’agriculture sont présents pour échanger avec les visiteurs sur l’importance du service de la pollinisation.
Alors que tous les spécialistes reconnaissent les causes multifactorielles de la surmortalité des butineuses, cette initiative veut montrer que les agriculteurs et apiculteurs ont, ensemble, les clefs pour à la fois maintenir une production agricole de qualité tout en préservant l’environnement. Le colza, le tournesol, la lavande et les jachères apicoles implantés devant le Parlement rappellent l’importance des ressources alimentaires pour les abeilles. En effet, la présence de jachères apicoles sur seulement 0,5% de la zone de butinage des abeilles contribue en moyenne aux deux-tiers de l’alimentation des butineuses pendant la période de floraison. L’enjeu est de taille
puisque le pollen est l’unique source d’alimentation des abeilles en protéines qui jouent un rôle clé dans le système immunitaire mis à rude épreuve par l’ennemi N°1 des abeilles : le Varroa (parasite externe de l’abeille) associé au Nosema ceranae sans oublier les virus, les pathologies opportunistes et les intoxications possibles. L’interaction entre apiculture et agriculture est évidente. Apiculture et agriculture doivent donc être dans une logique de gagnant-gagnant. Pour aller plus loin, une conférence internationale se tiendra au Parlement Européen les 5 et 6 juin. Parrainée par Gaston Franco, Député européen, elle permettra d’aborder la question de l’origine et des conséquences des mortalités et affaiblissements des colonies d’abeilles observés à travers le monde. Il sera aussi question de bonnes pratiques et de réponses efficaces au défi du maintien de la biodiversité et du service de la pollinisation.
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 01/06/2012 Semaine européenne de l'abeille et de la pollinisation
                             SEMAINE EUROPEENNE DE L’ABEILLE ET DE LA POLLINISATION

L’abeille et la biodiversité seront au coeur du Parlement Européen du 3 au 6 juin (Bruxelles). Au programme : une exposition végétale impressionnante sur le parvis du Parlement et un colloque
international de deux jours.

Bruxelles, le 1er Juin 2012 - A l’approche de RIO +20, la première édition de la Semaine Européenne de l’abeille et de la pollinisation est organisée à Bruxelles au Parlement Européen du 3 au 6 juin 2012.

Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement entendent mettre la santé des abeilles, la biodiversité et le maintien du service de la pollinisation au coeur des débats sur l’avenir de la PAC et sur les politiques environnementales européennes.

Dès le 3 juin, une exposition végétale de 450 m2 sera ouverte au public sur l’Agora Simone Veil (parvis du Parlement Européen à Bruxelles). Des mini parcelles de productions agricoles et de couverts apicoles seront mis en place pour former vu du ciel une abeille géante de plus de 20 mètres de long. Cette exposition végétale restera ouverte jusqu’au 6 juin au soir. Professionnels de l’apiculture et de l’agriculture seront présents sur l’exposition tout au long de la semaine pour échanger avec les visiteurs sur l’importance du service de la pollinisation.

Pour aller plus loin dans la réflexion des actions à mener, une conférence internationale se tiendra au Parlement Européen les 5 et 6 juin. Parrainée par le député européen Gaston Franco, elle permettra d’aborder la question de l’origine et des conséquences de la mortalité et de l'affaiblissement des colonies d’abeilles observés à travers le monde. Ce sera aussi l’occasion de présenter des bonnes pratiques et des réponses efficaces visant à relever le défi de la gestion de la biodiversité et du service de la pollinisation.
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   Mai   
 22/05/2012 BiodiversID
Lancement du programme BiodiversID
Co-construire des indicateurs de biodiversité
Un double-réseau d’exploitations agricoles pour identifier les indicateurs de biodiversité les plus pertinents et agir pour conjuguer agriculture et biodiversité
 
Paris, le 22 mai 2012 - A l’heure où la réforme de la Politique Agricole Commune est en discussion au Parlement Européen, l’intégration de la biodiversité dans l’agriculture est aujourd’hui un enjeu majeur. Pour relever ce défi de l’agriculture durable, il est indispensable de s’appuyer sur des indicateurs pertinents et partagés par l’ensemble des parties prenantes. Aucune politique ne peut en effet être légitimée et voir son efficacité mesurée sans indicateurs. Alors que des initiatives ont pu voir le jour ici ou là ces derniers mois, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, FARRE (Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement) et BASF Agro lancent le programme BiodiversID (prononcez : biodivers’idées !).

L’objectif n’est pas de travailler sur de nouveaux indicateurs mais bel et bien d’identifier les plus
pertinents pour un aménagement cohérent du territoire de l’exploitation. Le programme vient d’achever sa première phase qui a consisté à mener une analyse partagée des indicateurs et protocoles existants. Enjeu : mettre en avant leurs avantages et inconvénients respectifs. Les premiers partenaires de BiodiversID (agriculteurs, coopératives, négoces, instituts techniques,
associations…) ont également signé la Charte d’Engagement.

Concrètement, dès cette année, BiodiversID compte plus de quarante exploitations agricoles et en
espère le double d’ici 2014. Il s’agit d’un double réseau de fermes puisqu’il comprend un réseau
d’expérimentation (fermes pilotes) complété par un réseau de vulgarisation. BiodiversID entend
évaluer les politiques publiques agro-environnementales en matière de biodiversité, tout en proposant aux partenaires et agriculteurs des conseils pour la mise en place opérationnelle d’une
stratégie d’agriculture durable sur leurs exploitations. Il est en effet primordial de démontrer que
l’on peut conjuguer agriculture économiquement rentable et biodiversité. BiodiversID, c’est donc un réseau national d’acteurs volontaires, véritables observateurs de la biodiversité sur nos
territoires.

FOCUS ! Les indicateurs de biodiversité retenus pour 2012

Réseau de vulgarisation
" Suivi du succès reproducteurs des perdrix grises, rouges et faisans
" Comptage d’abeilles domestiques

Réseau d’expérimentation
" Suivi du succès reproducteurs des perdrix grises, rouges et faisans
" Comptage d’abeilles domestiques
" Abeilles domestiques : suivi des ruchers
" Suivi des populations nicheuses des oiseaux de passage
" Suivi des populations hivernantes des oiseaux de passages
Lire le communiqué
 16/05/2012 Les Abeilles au service de l'agriculture
                               Impact des pollinisateurs sur la productivité du colza

Agriculteurs et apiculteurs lancent une expérimentation pour mesurer l’impact de la pollinisation assurée par les abeilles et les autres pollinisateurs sauvages sur le rendement du colza. Enjeu : valoriser le service de la pollinisation ainsi que l’intérêt mellifère de certaines productions agricoles. Conséquence : une véritable démarche gagnant – gagnant entre le monde apicole et le monde agricole.

Le Groupe coopératif Vivescia (né de la fusion entre Nouricia et Champagne Céréales) et le Réseau Biodiversité pour les Abeilles, en partenariat avec BASF Agro et le Syndicat Apicole de l’Aube, ont lancé une expérimentation attendue par l’ensemble du milieu agricole et apicole : évaluer le gain de productivité lié à la pollinisation des abeilles. Depuis le 23 mars, un dispositif expérimental est mis en place sur une parcelle de colza située à Bucey-en-Othe dans l’Aube. Il
s’accompagne de suivis et de relevés sur le terrain qui ont commencé début avril avec les premières floraisons et qui se termineront fin mai. Objectif : caractériser les trois modalités de pollinisation du colza :

- pollinisation entomophile, c’est à dire qui est réalisée grâce aux insectes
- pollinisateurs dont les abeilles domestiques
- pollinisation anémophile, c’est à dire la pollinisation assurée par le vent
- auto-pollinisation

La parcelle de colza a été choisie dans un environnement favorable aux abeilles, en raison de la présence d’une forte biodiversité qui permet une bonne ressource alimentaire pour celles-ci. Des jachères apicoles, véritables garde-manger pour les abeilles, sont situées sur leur zone de butinage. Toutes les conditions sont donc réunies pour la réussite de cette expérimentation dont les résultats permettront de mesurer les gains de rendement liés à la présence des pollinisateurs et optimiser la rentabilité du colza.
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   Janvier   
 12/01/2012 Annonce colloque
                                                                   INVITATION PRESSE
       Santé des abeilles et biodiversité : Des dizaines d’experts internationaux réunis à Paris
               Un colloque pour conjuguer agriculture, gestion des territoires et biodiversité

Au commencement de la Décennie Internationale de la Biodiversité proclamée par les Nations Unies et à l’heure de où se prépare la réforme de la Politique Agricole Commune, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et ses partenaires continuent à se mobiliser pour favoriser la biodiversité dans la gestion de nos territoires.

                                             Colloque « La biodiversité, une culture commune »
Présidé par M. Michel Raison M. Jacques Remiller, Député de la Haute Saône Député de l’Isère
                                                  Mardi 24 janvier 2012 (9h00 – 17h00)
                                             Salle Victor Hugo - 101, rue de l’Université
                                                                              75007 Paris

Thèmes du colloque :
• Recherche scientifique internationale sur les mortalités d'abeilles
• Economie et biens publics environnementaux
• Biodiversité et territoires
• Quels indicateurs pour la biodiversité ?
• Conjuguer agriculture et biodiversité : les réponses de la PAC 2014
• Biodiversité en Europe : les clés de la réussite

Face à la crise que traverse l’apiculture mondiale depuis une trentaine d’années, la communauté scientifique poursuit son travail pour identifier les facteurs clé du dépérissement du cheptel apicole. Parmi les dizaines de causes d’affaiblissement et de mortalité des abeilles, la question de leur alimentation est aujourd’hui reconnue comme un élément majeur. Dans son rapport adopté fin novembre, le Parlement Européen rappelle que « les "pâturages pour abeilles", diverses cultures fourragères et certaines productions agricoles (colza, tournesol, etc.) fournissent aux abeilles l'alimentation riche dont elles ont besoin pour maintenir leurs défenses immunitaires et demeurer en bonne sante. » Les difficultés rencontrées par le secteur apicole depuis de nombreuses années posent aujourd’hui la question de la gestion des territoires qui doit évoluer pour améliorer l’habitat et l’alimentation des pollinisateurs.

L’intégration de la biodiversité dans les politiques publiques et particulièrement dans la prochaine PAC actuellement en discussion au Parlement Européen sera au coeur des débats auxquels prendront part, entre autres, la Commission Européenne (DG Environnement, DG Agriculture, DG Santé et Consommateur), les ministères français de l’Ecologie et de l’Agriculture…

Scientifiques français et internationaux, représentants du monde agricole et apicole, experts environnementaux, décideurs économiques et politiques se succèderont à la tribune pour partager leur analyse. Cet événement est l’occasion de rassembler 300 personnalités du monde agricole, apicole, politique, économique et environnemental.
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   Décembre   
 08/12/2011 Nouveaux outils pour la biodiversité
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