Les Jachères Apicoles
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   Janvier   
 26/01/2011 Conjuguer gestion des territoires et biodiversité
                             Conjuguer gestion des territoires et biodiversité

1. Préambule
Mettre en place de véritables indicateurs
Focus : l’apiculture au coeur des écosystèmes agricoles

2. Enjeu : conjuguer agriculture et maintien des services agroécosystémiques

3. De la réglementation à la formation
Focus - Améliorer la ressource pour les pollinisateurs : un indicateur de biodiversité

1/ Préambule : difficultés et espoirs
Les enjeux de la biodiversité sont essentiels. Les objectifs fixés par l’Union Européenne en la
matière sont ambitieux. Stopper l’érosion de la biodiversité fin 2010 dans les pays membres comme initialement prévu ne pourra pas être atteint. Aussi est-il important de tirer tous les enseignements de cet échec pour mettre en oeuvre une véritable démarche de progrès afin d’atteindre au plus vite le résultat optimal pour le maintien de la biodiversité européenne. Au rang des enjeux de la biodiversité, la pollinisation occupe une place centrale : 70% des espèces végétales dans le monde sont dépendantes de cette pollinisation. A titre d’exemple, 30% de la valeur de la production agricole est ainsi liée au service de la pollinisation.

Toutefois, nombre d’observateurs le constatent : il peut être difficile de maintenir et de renforcer la biodiversité en milieu agricole. Il est néanmoins possible d’élargir le champ d’analyse et d’appréhender cet enjeu au niveau de nos territoires. La biodiversité ne se limite pas aux parcelles et aux exploitations agricoles. Elle est un enjeu multi acteurs : Etats, collectivités territoriales, entreprises, particuliers, tous sont directement concernés par la biodiversité. Mais du fait des surfaces occupées, il est évident que le monde agricole est un des acteurs majeurs de ce chantier.

Si l’objectif 2010 n’est pas atteint en Europe, il est cependant important de savoir reconnaître les actions positives mises en oeuvres ces dernières années par le monde agricole ou impulsées par lui. Certaines expérimentations agronomiques pour conjuguer efficacement agriculture de qualité et biodiversité (itinéraires techniques biodiversité, pratiques culturales, aménagements favorables aux pollinisateurs) ouvrent des perspectives intéressantes. Il en est de même au niveau de la mise en place d’infrastructures environnementales comme les trames vertes en France. L’exemple du Programme Symbiose en Champagne Ardenne démontre que le travail commun des acteurs du monde agricole (agriculteurs, distributeurs, fournisseurs, organisations professionnelles, instituts techniques) et du monde non agricole (entreprises, collectivités, pouvoirs publics, scientifiques, particuliers) est possible. Basée sur la concertation et le dialogue, cette méthodologie se révèle exemplaire. L’analyse de ce type d’actions pilotes au sein de nos territoires démontre que la biodiversité est omniprésente (espace agricole, bords de routes, réseaux structurants de communication, réseaux de distribution d’énergie, espaces verts industriels et communaux, jardins privés…) : elle doit donc être gérée par l’ensemble des acteurs. Faciliter ce type d’organisation se
révèle donc un des enjeux politiques de l’action de l’Union Européenne en matière de défense de la biodiversité, y compris dans le cadre de la politique agricole commune. L’exemple de l’impact positif de la PAC de 1992 sur les indicateurs oiseaux peut ici être rappelé. C’est à partir de 1992 que l’érosion des indicateurs oiseaux a pu être stabilisée. Ce type de succès doit avoir une valeur d’exemple pour que chacun puisse en tirer des conclusions pour son propre domaine d’actions et repartir à la conquête de la biodiversité. S’il faut reconnaître les efforts entrepris, il faut aussi aller plus loin. La mise en place concertée d’indicateurs de progrès est une nécessité. L’objectif en est simple : avoir une vision claire de la situation initiale et de son évolution, ainsi que du bilan qui pourra en être fait mais aussi éviter d’éventuelles erreurs dans l’orientation des actions. La mise en oeuvre de ces indicateurs biodiversité doit être réalisée en parallèle d’un état des lieux objectif au
sein des pays membres qui permettra de mettre en évidence des zones d’actions prioritaires. Cette intégration de la biodiversité à l’échelle du territoire est un gage de cohérence et d’efficacité. Face à une approche qui pourrait être trop généraliste et approximative, il convient de privilégier une approche pragmatique et précise en lui associant une réglementation cohérente, en particulier dans le domaine agricole. Focus : L’apiculture au coeur des écosystèmes agricoles La mortalité des abeilles est un sujet régulièrement évoqué. Si des intoxications accidentelles provoquées par une mauvaise utilisation de produits phytosanitaire peuvent encore exister localement, elles ne peuvent expliquer à elle seule les mortalités qui années après années s’aggravent selon les scientifiques.
Les fortes mortalités observées dans certaines zones de montagne et les nombreux exemples de faibles mortalité en zone de grandes cultures associés à un bon état sanitaire conduisent à privilégier une approche multifactorielle de la crise apicole européenne et mondiale. Le Varroa, espèce invasive et parasite de l’abeille qui a été introduit en Europe dans les années 80, fait des ravages et affaiblit considérablement les colonies. Il est qualifié d’ennemi numéro 1 par les spécialistes. D’autres parasites, vraisemblablement par opportunisme du fait de l’affaiblissement des ruches, se développent et compliquent plus encore la situation (Nosema ceranae, virus,…).
Cette situation de fragilité sanitaire est aggravée par l’absence de ressources alimentaires constituées de pollen (protéines) et de nectar (glucides). La simplification des écosystèmes agricoles provoque des périodes de ressources importantes auxquelles succèdent des disettes alimentaires pour les abeilles. Le bol alimentaire des abeilles est néanmoins amélioré par des aménagements réalisés par le monde agricole (jachères apicoles). La mise en place de ces zones de compensation écologique, véritables oasis de biodiversité, sur un espace très marginal de la zone de butinage des abeilles (0,5%) contribue en effet, en moyenne, à 66% de leur alimentation quotidienne en pollen.

- Favoriser la ressource alimentaire aussi bien dans le monde agricole que non agricole, par des aménagements propres ou de simples évolutions des modalités de gestion de nos territoires permet de renforcer la défense immunitaire des abeilles. C’est en ce sens une réponse efficace, à défaut d’être la solution définitive, à la crise que traverse le secteur apicole européen et international depuis une vingtaine d’années. Les actions en faveur d’une déclinaison opérationnelle de la biodiversité constituent donc une réponse à la crise apicole tout autant qu’elles créent un cercle vertueux. Un cheptel apicole en bonne santé permet en effet d’assurer efficacement le service de la pollinisation des cultures agricoles autant que des espèces sauvages.

2/ Enjeu : conjuguer tous les types d’agriculture avec la biodiversité
Agriculture et biodiversité sont interdépendantes, chacune tirant les moyens de son existence et de son développement de l’autre. L’agriculture doit donc poursuivre une meilleure intégration de la biodiversité dans ses pratiques culturales. La mise en place de certains aménagements (bords de champs, jachères apicoles, haies…) contribuent à maintenir la biodiversité à travers ses écosystèmes. Les services rendus à la biodiversité par l’agriculture impliquent aussi les services rendus par la biodiversité à l’agriculture. L’objectif est de créer les conditions d’un cercle vertueux
dans la relation agriculture et biodiversité. Par exemple, les cultures agricoles favorables aux pollinisateurs (colza, tournesol, luzerne…) contribuent à leur alimentation et par voie de conséquence au maintien du service public de la pollinisation. Ainsi, la réflexion sur la politique à conduire s’articule autour de trois points :

1. Encourager l’expertise biodiversité dans le monde agricole. Les agriculteurs et techniciens du monde agricole doivent acquérir des techniques favorables à la biodiversité. Ils doivent être formés à la maîtrise des indicateurs. Des outilspédagogiques doivent être développés pour répondre à ce besoin. Si des outils d’aide à la décision commencent à émerger, il faut encourager leur développement.

2. Développer la connaissance des bénéfices agronomiques du service de la biodiversité. La qualité de la pollinisation a évidemment un impact direct sur les rendements agricoles. Toutefois, la bibliographie scientifique est à ce jour insuffisante pour y répondre. Selon les études, les gains de rendements liés à une pollinisation optimale en production de colza vont de 0 à 20% ! Le nombre de ruches à l’hectare conseillé est lui aussi très variable (2 à 4 ruches sur colza, 5 à 8 sur la luzerne ou 2,5 à 4,4 sur melon à titre d’exemple). Ce travail d’expertise est une urgence pour valoriser sur le plan agronomique les services rendus par la biodiversité.

3. Les services rendus par les agriculteurs au profit de la biodiversité doivent être récompensés sur le plan agronomique mais aussi économique. Certaines MAE, en France au moins, remplissent actuellement cette fonction. Sans doute faudra-t-il aller plus loin demain et mieux encourager certaines pratiques comme par exemple les cultures favorables à l’alimentation des pollinisateurs. A titre d’exemple, les zones à Haute valeur naturelle (HVN) peuvent jouer ce rôle en combinant trois facteurs: diversité d'assolement, extensivité des pratiques et densité des éléments paysagers,
contribuant au maintien d'une biodiversité remarquable.

3/ De la réglementation au développement des services agrosystémiques:
Si les acteurs du monde agricole sont aujourd’hui engagés dans des pratiques permettant de
concilier agriculture de qualité et préservation de la biodiversité, il faut encore encourager leur développement. Il convient donc de lever les freins actuels :
- limiter le coût engendré par l’instabilité réglementaire
- harmoniser les conditions de production au sein des pays membres pour éviter toute forme de distorsion de concurrence.
- Certaines initiatives bénéfiques, comme certaines BCAE en France (bandes enherbées, surfaces en éléments topographiques), pourraient être étendues et valorisées par la PAC
- la liberté d’action des agriculteurs doit être renforcée pour encourager l’innovation dans la conjugaison de l’agriculture et de la biodiversité. Plus qu’une crainte de pénalité financière, une valorisation économique des pratiques est préférable et doit être généralisée.
Au-delà de l’évolution réglementaire, la question de la formation du monde agricole est à nouveau au coeur du dispositif. Si l’on souhaite un programme ambitieux, il faut expliquer avec pédagogie ses objectifs, ses enjeux, ses moyens et ses indicateurs. La formation nécessite une double approche :
- Qu’est-ce que la biodiversité ? Quelles sont les spécificités propres à la biodiversité
dans le monde agricole ? Quels sont les indicateurs adoptés de manière concertée ?
- Quelles actions à entreprendre ? Quelle échelle de déclinaison opérationnelle ? Quels
coûts et quels modes de financements possibles ?
Il est également indispensable de recenser et faire connaître les diverses actions existantes et leurs résultats. Le partage de connaissances est une source majeure pour initier de nouvelles actions. L’Union Européenne a ainsi un rôle à jouer à ce niveau pour amorcer les évolutions nécessaires à l’amélioration de la relation agriculture – biodiversité. Ces évolutions permettront alors d’ouvrir des perspectives. Biodiversité, eau, réserves naturelles remarquables, le champ d’action du monde agricole est vaste. L’innovation des pratiques est indispensable pour expérimenter à l’échelle d’un territoire les pratiques qui seront peut être adoptées par l’ensemble des pays membres dans quelques années. La biodiversité doit certes être gérée à l’échelle de la parcelle ou de l’exploitation agricole, mais plus encore à l’échelle d’un territoire ou d’un bassin de production aux conditions pédoclimatiques cohérentes.

Au niveau du financement à court et moyen terme, le pacte entre le consommateur et l’agriculteur sur une production agricole de qualité, accessible à tous (maintien de la sécurité alimentaire) et appuyée par un certain niveau d’intégration de la biodiversité dans les pratiques relève du 1er pilier (exemple : soutien aux cultures agricoles pollinifères). Les actions complémentaires permettant d’innover et d’aller plus loin dans le maintien et la restauration des services écosystémiques agricoles relèvent quant à elles du 2ème pilier. Ce pacte entre l’UE, les pays membres et les agriculteurs pourrait être élargi dans le cadre de projets multi-acteurs , en particulier aux entreprises qui pourront demain travailler avec le monde agricole à des actions en faveur de la biodiversité. C’est déjà le cas dans certains pays membres et de manière expérimentale. Une déclinaison à une échelle plus importante est envisageable et repose sur l’initiative des partenaires et la liberté d’action.
A long terme, un mode de financement complémentaire peut être envisagé via le consommateur qui pourrait ainsi participer au maintien de ces services. Certains produits dont la méthode de production contribue directement au maintien de services agroécosystémiques pourraient ainsi être labellisés et facilement identifiables pour le consommateur, comme le sont par exemple les labels de l’agriculture biologique et du commerce équitable. Une labellisation « biodiversité » permettrait ainsi d’assurer une rétribution complémentaire de celle de l’Union Européenne et des états membres pour les producteurs et leurs partenaires.
A titre d’exemple, le miel, par la fonction de pollinisation liée à sa production, pourrait bénéficier de ce type de label, permettant ainsi de renforcer la compétitivité de la production de l’Union Européenne.

Focus
Améliorer la ressource pour les pollinisateurs : un indicateur de biodiversité
Face aux multiples causes qui entrainent une mortalité importante des colonies depuis des années, la qualité du bol alimentaire des abeilles est un facteur-clé. Celles-ci ont besoin d'une alimentation de qualité pour résister aux parasites Varroa et Nosema ceranae. Les résultats des expérimentations menées par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles montrent clairement l’intérêt des couverts mellifères pour les abeilles domestiques. Une modification de 0.5% de la zone de butinage des abeilles contribue en effet, en moyenne, aux deux tiers de leur alimentation en pollen. L'impact des aménagements en monde agricole sur le maintien de la défense immunitaire des abeilles est donc un encouragement au maintien et au développement de la démarche. Il convient donc d’encourager le développement :
- des jachères apicoles
- des haies avec une gestion intelligente permettant la floraison
- des intercultures mellifères
- les cultures mellifères et pollinifères (colza, tournesol)
- des bandes enherbées avec une gestion favorable aux ressources pollinifères (liste
des espèces autoriser à élargir, en particulier aux légumineuses) Cette politique repose sur un des indicateurs retenus par le projet SEBI 2010, « zones agricoles et gestion favorable à la biodiversité.» Elle permettra la mise en avant d’un « nouveau service public », celui de la ressource, impulsé par le monde agricole.
 
Lire le communiqué
 19/01/2011 Les experts européens au chevet des abeilles - La biodiversité, c'est l'affaire de tous !
COMMUNIQUE DE PRESSE
Les experts européens au chevet des abeilles La biodiversité, c’est l’affaire de tous

 
 
Au lendemain du Sommet de Nagoya et à l'heure où s’achève l’Année Internationale de la
Biodiversité, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et ses partenaires continuent à se mobiliser pour favoriser la biodiversité dans la gestion de nos territoires.
 
 
Colloque « La biodiversité, c’est l’affaire de tous »
Mardi 25 janvier 2011 (9h00 – 17h00)
Salle Victor Hugo - 101, rue de l’Université
75007 Paris
 
Thèmes du colloque :
• Année internationale de la biodiversité et sommet de Nagoya : bilan et perspectives
• Recherche scientifique sur les mortalités d'abeilles
• Biodiversité : l'engagement des acteurs de terrain
• Une nouvelle stratégie politique européenne en faveur de la biodiversité
• Trame Verte et Bleue : des enjeux à l'action

Face à la crise que traverse l’apiculture mondiale depuis une trentaine d’années, la communauté
scientifique poursuit son travail pour identifier les facteurs clé du dépérissement du cheptel apicole.
Parmi les dizaines de causes d’affaiblissement et de mortalité des abeilles, la question de leur alimentation est aujourd’hui reconnue comme un élément majeur. Dernièrement, la Commission
Européenne rappelait qu’il « existe de plus en plus de preuves scientifiques que les abeilles qui ont accès à un mélange de pollens de différentes plantes sont en meilleure santé que celles qui se
nourrissent d’un seul type de pollen. » (Source : Communication de la Commission au Parlement Européen au Conseil, 6 décembre 2010)

La qualité du bol alimentaire des abeilles est indispensable pour maintenir leurs défenses immunitaires et les rendre plus résistantes face aux parasites (Varroa, Nosema ceranae) et aux virus dont la présence dans les ruches se développe et contre lesquels les moyens de traitement restent limités.
Scientifiques français et internationaux, représentants du monde agricole et apicole, experts
environnementaux, décideurs économiques et politiques se succèderont à la tribune pour partager leur analyse. Cet événement est l’occasion de rassembler 300 personnalités du monde agricole,
apicole, politique, économique et environnemental.
 
Colloque "La biodiversité, c’est l’affaire de tous"
Sous le haut-patronage de
Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République
Mardi 25 janvier 2011, Paris

 
La biodiversité, c’est l’affaire de tous !
Colloque organisé par M. Jacques Remiller,
Député de l’Isère, Maire de Vienne
Président du Groupe d’études sur les Fruits et légumes de l’Assemblée Nationale
en partenariat avec le Réseau Biodiversité pour les Abeilles
 
Mardi 25 janvier 2011 - Paris
9h15 OUVERTURE, par M. Jacques Remiller, Député de l’Isère, Maire de Vienne

9h30 SESSION 1 – CHERCHER
sous la présidence de M. Claude Gatignol, Député de la Manche
Agents pathogènes et défense immunitaire des abeilles par Elke Genersch, Université Libre de Berlin (Allemagne)
Programme STEP – Suivi des pollinisateurs en Europe et maintien du service de la pollinisation
par Stuart Roberts, Université de Reading (Grande Bretagne) La gestion des superficies gelées, une mesure agro-écologique suffisante pour protéger les
abeilles ? POLINOV : une approche plus globale par Axel Decourtye, ACTA (France) L’intérêt mellifères des principales espèces botaniques par Nicoleta Ion, Institut Apicole de Bucarest
(Roumanie)

11h15 SESSION 2 – EXPERIMENTER
sous la présidence de M. Michel Diefenbacher, Député du Lot-et-Garonne
Gestion différenciée de la luzerne : un atout pour la biodiversité par Eric Guillemot, Directeur de Coop de France Déshydratation. Gestion des dépendances vertes routières favorable aux pollinisateurs par Jérôme Larivé, Direction des Infrastructures de Transport au Ministère de l’Ecologie et Julien Chagué, Réseau Biodiversité pour les Abeilles.

DEJEUNER

14h00 SESSION 3 – DECIDER
sous la présidence de M. Jérôme Bignon, Député de la Somme Année Internationale de la Biodiversité et Sommet de Nagoya : bilan et perspectives par Christophe Bouvier, Directeur Europe de l’UNEP (Programme Environnemental des Nations Unies)
Nouvelle stratégie européenne pour la biodiversité par François Wakenhut, Chef de l’Unité Biodiversité à la DG Environnement (Commission Européenne)
Les services environnementaux dans les politiques agricoles européennes par Thierry de l’Escaille, Secrétaire général de ELO (European Landowners’ Organization)

15h00 SESSION 4 – AGIR
sous la présidence de M. Martial Saddier, Député de Haute-Savoie Biodiversité, l’engagement des acteurs de terrain par Jean-François Lesigne, RTE France et Jean-Christophe Benoît, CDC Biodiversité
Trame Verte et Bleue : bilan d’étape du Programme Symbiose (Région Champagne Ardenne)
par Jérémy Miroir, Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien

16h00 DEBAT - LES ENJEUX DE LA TRAME VERTE ET BLEUE
sous la présidence de M. Martial Saddier, Député de Haute-Savoie Fabienne Allag-Dhuisme, Ministère de l’Ecologie (Chef du projet Trame Verte et Bleue)
Christophe Chassande, Ministère de l’Agriculture (DGPAAT)
Jérémy Miroir, Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien
Joël Limouzin, FNSEA Jean-Marc Petat, Directeur Environnement BASF Agro
Julien Marre, Administrateur des Jeunes
Agriculteurs (CNJA)
Philippe Lecompte, Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles
 
16h45 CONCUSION
 
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   Octobre   
 19/10/2010 Franche Comté : des fleurs pour les abeilles - Plus de 750 ha consacrés à l'alimentation des abeilles
Lire le communiqué
   Septembre   
 28/09/2010 Quand l'agriculture se conjugue avec la biodiversité
Lire le communiqué
 25/09/2010 Pénurie de pollen pour les abeilles
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Une expérimentation pour identifier
les fleurs les plus attractives pour les abeilles
 
 
 
 
Depuis 2009, les CIPAN (Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrates) sont obligatoires en zone vulnérable afin de piéger les nitrates présents dans le sol après les récoltes de céréales. Les Etablissements Muller et le Réseau Biodiversité pour les Abeilles ont donc décidé d’aller plus loin en valorisant cet aménagement. Initialement conçues pour assurer la protection de l’eau, les intercultures peuvent aussi être un important réservoir de biodiversité. Plus de 3.000 ha sont ainsi transformés par les agriculteurs des Etablissements Muller en véritable garde-manger pour abeilles ; les intercultures mellifères offrant aux abeilles le pollen et le nectar dont elles ont besoin, particulièrement en ce moment. L’automne, qui marque la fin de l’année apicole, est une période très importante pour les colonies qui ont en ce moment d’importants besoins nutritionnels pour assurer un bon hivernage et limiter les mortalités d’hiver.


Une parcelle expérimentale

Sur une parcelle expérimentale, des agriculteurs ont donc semés 14 mélanges différents. Un rucher a été mis en place à proximité. Les suivis réalisés par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles vont donc permettre d’identifier les espèces plébiscitées par les abeilles dans un contexte de forte concurrence. Plus d’une quinzaine d’espèces au fort potentiel mellifère (phacélie, vesce, trèfles, sarrazin…) sont en effet présentes sur cette parcelle. Les résultats permettront d’affiner les mélanges utilisés en CIPAN et de labelliser leur caractère pollinifère (richesse en pollen et en nectar). La qualité du bol alimentaire des abeilles est indispensable pour assurer le maintien de leurs défenses immunitaires et résister ainsi contre les parasites (Varroa et Nosema ceranae) et les pathologies (loque américaine, loque européenne, virus…) présents dans les ruches. Selon la Commission Européenne, « il existe de plus en plus de preuves scientifiques que les abeilles qui ont accès à un mélange de pollens de différentes plantes sont en meilleures santé que celles qui se nourrissent d’un seul type de pollen. » Les intercultures favorables aux abeilles sont complémentaires des jachères apicoles mises en place depuis 2007 par les Etablissements Muller.
 
Conjuguer biodiversité et agronomie

L'expérimentation est mise en place dans une zone non vulnérable. Les CIPAN n'y sont pas obligatoires. Mais les agriculteurs à l'origine de cette démarche expérimentale souhaitent développer une biodiversité fonctionnelle en l'associant à une recherche agronomique. Amélioration de la structure du sol, augmentation de la matière organique, action efficace contre l'érosion sont quelques uns des bénéfices attendus par les agriculteurs. Ces aménagements permettent également de favoriser la biodiversité sur le territoire au niveau de la flore, de la faune sauvage et de la faune microbienne. A l'heure des négociations européennes sur la réforme de la PAC (Politique Agricole Commune), la conjugaison de la biodiversité passe par un dialogue fort entre apiculteurs et agriculteurs. Plus des deux tiers du miel produit en France est issu des miellées sur grandes cultures (colza, tournesol...). Dans le même temps, de nombreuses productions agricoles ont besoin du service de la pollinisation offert par les butineuses. C'est donc une relation gagnant-gagnant qui doit s'imposer entre apiculteurs et agriculteurs. Les expérimentations mises en plce cette année en sont une belle illustration.
 
   Juillet   
 21/07/2010 Les surfaces de jachères apicoles multipliées par deux en 2010
Lire le communiqué
   Juin   
 29/06/2010 Développement des jachères apicoles dans la Beauce
                                                                    Des fleurs pour les abeilles :
                   Plus de 15 hectares de jachères apicoles pour améliorer l'alimentation des abeilles


Au coeur de l'Année Internationale de la Biodiversité, le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et la Coopérative de Boisseaux améliorent l'alimentation des abeilles, clé de voûte de la biodiversité par leur précieuse fonction de pollinisation. Plus de 15 ha sont transformés en oasis de biodiversité, véritable garde manger pour les abeilles. Sainfoin, phacélie, mélilot, minette, trèfle violet vont offrir aux abeilles le pollen et le nectar dont elles ont besoin. Face aux multiples causes qui entrainent une mortalité importante des colonies depuis des années, la qualité du bol alimentaire des abeilles est un facteur-clé. Celles-ci ont besoin d'une alimentation de qualité pour résister aux parasites Varroa et Nosema ceranae. Les résultats des expérimentations menées par le Réseau Biodiversité pour les Abeilles montrent clairement l’intérêt des couverts mellifères pour les abeilles domestiques. Une modification de 0.5% de la zone de butinage des abeilles contribue en effet, en moyenne, aux deux tiers de leur alimentation en pollen. L'impact des jachères apicoles sur le maintien de la défense
immunitaire des abeilles est donc un encouragement au maintien et au développement de la
démarche.
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 22/06/2010 Une fleur pour les abeilles dans les Ardennes
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   Mars   
 23/03/2010 Dans mon jardin, j'agis pour la biodiversité
                                           "Dans mon jardin, j'agis pour la biodiversité"
Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles et Grains de vie lancent une opération écocitoyenne
et pédagogique pour favoriser la biodiversité dans les jardins. Une opération labellisée "2010, Année internationale de la biodiversité".


Reims, le 23 mars 2010 – Le monde scolaire s'engage pour la biodiversité. Etablissements scolaires, associations et fondations sont invités à participer à l'opération "Dans mon jardin, j'agis pour la biodiversité". Le principe : améliorer la gestion des 20 millions de jardins privés en France en semant des graines destinées à améliorer l'alimentation des insectes et particulièrement des pollinisateurs (abeilles sauvages et domestiques, papillons...). L'enjeu est de taille. Alors que le rapport Stern* évalue à 7% du PIB mondial le coût de l'érosion de la biodiversité à l'horizon 2050 (soit 680 milliards d'euros par an), les jardins privés constitue des espaces important. En France, ils sont équivalents à quatre fois la superficie de toutes les réserves naturelles réunies. L'opération "Dans mon jardin, j'agis pour la biodiversité" vise à recréer des îlots de nourriture et des habitats utile à la biodiversité.

Mode d'emploi
Les associations scolaires et éducatives qui souhaitent s'engager au service de la biodiversité organise l'achat groupé de semences. Des kits pédagogiques à destination des écoliers et des collégiens sont utilisés par les professeurs et les animateurs pour sensibiliser les petits et les grands à l'importance de la biodiversité et de la sauvegarde des habitats naturels. Des apiculteurs du Réseau Biodiversité pour les Abeilles interviennent dans les écoles pour apporter leur témoignage et expliquer aux écoliers l'importance de l'alimentation pour les pollinisateurs, et particulièrement les ressources en pollen. Une bonne alimentation, riche et diversifiée permet aux pollinisateurs, comme les abeilles, de maintenir leurs défenses immunitaires et de mieux résister aux multiples pathologies, parasites et virus. Eco-citoyenne, l'opération "Dans mon jardin, j'agis pour la biodiversité" permet en outre aux associations de financer leurs actions.
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   Janvier   
 20/01/2010 Pollen et fleur : un apport essentiel pour les abeilles
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