Le nectar des fleurs récolté par les butineuses est ramené à la ruche où, en perdant une partie de son eau, il est transformé en miel.
Le nectar, plus ou moins sucré, est élaboré par des cellules spéciales, les nectaires, présentes sur les pétioles ou les bractées des fleurs des plantes nectarifères. A la sortie de ces organes végétaux, le nectar contient, selon les espèces végétales et les conditions climatiques de sa sécrétion, entre 40 et 80% d’eau, et de 7 à 60% de sucres : sa composition est donc relativement variable.
Les butineuses vont de fleur en fleur collecter le nectar jusqu’à remplir leur jabot, qui peut en contenir au maximum 40 milligrammes. Elles rentrent ensuite à la ruche et dégorgent leur apport dans les alvéoles proches de l’entrée, ou directement dans le jabot des ouvrières d’intérieur, qui vont s’occuper de son stockage.
Pour emmagasiner environ 1 litre de nectar, les butineuses d’une colonie doivent effectuer de nombreux voyages, entre 20 000 et 100 000 selon les plantes visitées. Rajoutons encore que le facteur « heure de la journée » est important pour la récolte. Si certaines plantes sécrètent du nectar pendant toute la journée, de nombreuses espèces en fournissent surtout le matin et le soir.
Il est important de ne pas confondre les plantes nectarifères, qui sécrètent du nectar, et plantes pollinifères, qui produisent du pollen. Certaines espèces de plantes ne produisent que du nectar (par exemple le lavandin) ; d’autres par contre ne produisent que du pollen (coquelicot). Enfin, de nombreuses espèces végétales sont à la fois nectarifères et pollinifères.
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