|
 |
 |
Les multiples intérêts potentiels de la mise en jachère  |
 |
Les vertus de la mise en jachère des terres cultivées pour la régénération de leur fertilité sont connues depuis des millénaires. Alors qu’avec la modernisation de l’agriculture, cette pratique était en perte de vitesse dans les pays industrialisés, sa réintroduction par la réforme de la PACPolitique Agricole Commune de 1992, pour des raisons d’abord économiques, a été l’occasion de redécouvrir ses nombreux bienfaits écologiques, et surtout d’explorer ses nombreuses autres potentialités de création d’effets positifs sur l’environnement.
Les intérêts strictement agronomiques de la jachère sont déjà nombreux :
-
Restauration de la fertilité des sols, enrichissement des sols en matière organique
-
Rupture du cycle de certains ravageurs (exemple de la phacélie anti-nématodes)
-
Amélioration de la structure du sol, par le choix d’espèces au système racinaire développé
-
Lutte contre l’érosion des sols (absence de sol nu)
-
lutte contre les adventices des cultures
-
Lutte contre le lessivage des nitrates (en lien avec la pratique des Cultures Intermédiaires Pièges A Nitrates CIPAN)
Dans une autre dimension, les intérêts « biologiques » des jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) peuvent être nombreux. Les abeilles et les pollinisateurs ne sont pas les seuls animaux qui peuvent profiter de la création de bénéfices environnementaux par une conduite adaptée des parcelles de jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia). D’autres auxiliaires de l’agriculture bénéficient aussi des zones refuges que constituent des parcelles de jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) à la conduite adaptée. Et plus généralement, c’est l’ensemble de la biodiversité, végétale comme animale, qui bénéficie de la présence de tels refuges.
|
|
 |
|
 |
 |
Source : |
- Sebillote M., Allain S., Doré T., Meynard J.M., 1994, La jachères et ses fonctions agronomiques, économiques et environnemental : Diagnostic actuel. In Jachères (Fraval A. Dir.), Dossiers de l'Environnement de l'INRA n°9, Paris, 73-84.
- Chagué J., 2005, Mise en place d'un pilote de jachères à intérêt apicole en zone de grandes cultures. Rapport de Mémoire de Fin d'Etude ISARA Lyon.
|
|
|