Les Jachères Apicoles
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Le gel cynégétique 

Historique et présentation

Dès 1993, des Fédérations Départementales de Chasseurs étaient les premières associations à entreprendre un travail, en collaboration avec les agriculteurs, afin de valoriser les parcelles de jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia), tout juste réintroduites dans l’agriculture moderne par la réforme de la PACPolitique Agricole Commune de 1992. Les chasseurs avaient en effet très rapidement compris à l’époque que cette réforme ouvrirait des espaces et mobiliserait des surfaces dans les milieux ruraux, surfaces qu’une gestion appropriée pourrait rendre favorables au petit comme au grand gibier.

Les premiers contrats pour la mise en place de Jachères Environnement et Faune Sauvage (JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage) sont donc signés dès 1993. Dans tous les départements concernés, la procédure administrative retenue est la suivante : signature d’une convention départementale entre le Préfet (DDAF), la Chambre Départementale d’Agriculture et la Fédération Départementale des Chasseurs ; mise au point d’un cahier des charges techniques élaboré au niveau départemental, puis signature de contrats individuels de jachère « faune sauvage » entre les agriculteurs candidats et les sociétés de chasse locales. L’agriculteur candidat reçoit de la part des chasseurs une compensation financière (plus parfois le don des semences) qui correspond aux surcoûts induits par la gestion demandée pour le respect de la faune.

Plusieurs types de contrats

Aujourd’hui, dans plus de 70 départements où ces conventions existent, deux types principaux de contrats JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage sont notés : les contrats classiques et les contrats adaptés. Alors que les contrats classiques reprennent la liste des espèces autorisées sur les jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) agronomiques, les contrats adaptés offrent la possibilité de semer, dans des mélanges à la composition bien déterminée, des espèces mieux adaptées à la protection de la faune sauvage (mélanges avec du sarrasin, du maïs…)

L’autre grande adaptation de la réglementation des JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage concerne les dates d’interdiction de broyage de ces parcelles. En effet, les broyages non raisonnés réalisés par les agriculteurs sur leurs parcelles de jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) peuvent causer de grands dégâts sur la faune sauvage, s’ils sont réalisés aux périodes de nidification du gibier : de nombreux nids sont alors détruits par le passage du broyeur. La réglementation JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage, en augmentant la durée de la période pendant laquelle le broyage des jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) est interdit, permet ainsi de minimiser les dégâts sur la faune sauvage de cette pratique d’entretien des parcelles gelées.


Les jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) fleuries

A partir 1999, apparaît un troisième type de contrat JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage : la jachère fleurie. L’objectif annoncé n’est plus de favoriser la faune sauvage, mais d’embellir les paysages. Placé préférentiellement le long de voies de communication (route, sentiers…), ces jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) sont semées d’espèces « fleuries » (type cosmos, zinnia, centaurée…), qui sont le plus souvent annuelles (ce qui implique la nécessité de ressemer tous les ans la parcelle si on veut la conserver). Ces jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) fleuries, et l’engouement qu’elles suscitent dans le grand public, se sont très vite développés, et il n’est pas rare, pendant la période de floraison de ces parcelles, de voir des passants s’arrêter en bordure pour cueillir quelques fleurs.
De plus, certaines espèces retenues pour les jachèresLa jachère est l'état d'une terre arable au repos dans l'intervalle entre deux cultures. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même (source : Wikipédia) fleuries offrent un intérêt apicole : les abeilles butineuses, mais aussi d’autres insectes pollinisateurs, trouvent alors de nouvelles sources de nectar et de pollen. Reste aujourd’hui, par des mesures sur des colonies d’abeilles domestiques, à quantifier cet intérêt apicole. Le Réseau Biodiversité pour les abeilles, notamment, va tenter d’apporter sa contribution à cette recherche dans les années à venir.


Les JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage à leur vitesse de croisière

Pour la campagne 2004/2005, plus de 30 600 ha de JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage étaient répertoriées au niveau national. Après avoir augmenté sensiblement entre 1998 et 2001 (de 20 000 à 37 000 ha, soit une augmentation de 85% en 4 campagnes), les surfaces de JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage oscillent depuis entre 25 000 et 30 000 ha annuels (hors contrats CTE (Contrats Territoriaux d’Exploitation) ou CAD (Contrats d’Agriculture Durable)).
Avec les JEFSJachères Environnementales Faune Sauvage, ce sont plus de 10 000 agriculteurs qui se sont engagés en faveur de la préservation de la faune sauvage, démontrant une fois de plus la volonté du monde agricole de s’impliquer pour la défense de l’environnement et de la biodiversité.

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Le sarrasin (ou blé noir, Fagopyrum esculentum), autorisé en gel cynégétique mais toujours interdit en gel agronomique

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les JEFS peuvent aussi avoir un intérêt apicole, comme cette parcelle phacélie / moutarde / sarrasin (Haute-Saône, juillet 2007)

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une autre espèce que l'on retrouve en JEFS : le millet

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Parcelle de jachère fleurie dans le Loiret

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autre parcelle de jachère fleurie, toujours dans le Loiret (juillet 2007)

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les jachères fleuries présentent aussi souvent un intérêt apicole, comme par exemple ici avec la bourrache

Source :

- rapport JEFS 2005, Fédération Nationale des Chasseurs

- Granval et al. 2001, Jachères Environnement et Faune Sauvage, où en est-on ?, document téléchargeable à cette adresse : http://ec.europa.eu/environment/ppps/pdf/m_bonnet_annex1.pdf



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