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Vos questions  |
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Cette rubrique est conçue pour apporter les réponses aux différentes questions que vous vous posez et que vous adressez fréquemment au Réseau Biodiversité pour les Abeilles. Elle est structurée en plusieurs parties afin de vous apporter les réponses les plus adaptées que vous soyez agriculteur, jardinier, représentant d’une entreprise privée ou d’une association de développement. En effet, par exemple une question sur le choix ou sur l’approvisionnement en semences pour jachère apicole, n’aura pas même réponse si l’objectif concerne un coin de jardin ou une terre agricole de plusieurs hectares.
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| Le menu ci-dessous vous permet d’accéder directement aux réponses des questions que vous vous posez : |
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Si vous avez encore besoin de compléments d’information après avoir lu ces premiers éléments de réponse, n’hésitez pas à nous envoyer un message à notre adresse contact@jacheres-apicoles.fr, et nous nous efforcerons d’y répondre dans les meilleurs délais. |
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Questions sur le Réseau Biodiversité pour les Abeilles |
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Q : Qui peut faire une jachère apicole ? Pourquoi continuez-vous à parler de « jachère apicole » alors que les jachères ont quasiment toutes disparues ? |
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R : La réponse à ces questions revient à apporter des précisions quant au terme « jachères apicoles » et à son utilisation. Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles a contribué à populariser cette notion, mais divers éléments nous incitent aujourd’hui à apporter des précisions, notamment dans un souci d’éviter la confusion.
Sur le principe de semer des plantes pollinifères pour favoriser l’alimentation des insectes pollinisateurs, tout le monde peut faire une « jachère apicole ». Mais administrativement, une jachère, c’est une terre exploitée par un agriculteur et déclarée au titre de la PAC. Donc si l’on veut être précis dans les termes, seuls les agriculteurs peuvent faire des jachères apicoles.
Pour être précis : dans tous les cas (terres agricoles et non agricoles), il est plus précis de parler de « couvert » (dans le sens couvert végétal : couche de la végétation située au-dessus du sol et formée par le feuillage des plantes). Un couvert (à intérêt) apicole étant constitué de plantes produisant pollen et / ou nectar.
Ainsi, un couvert apicole peut-être implanté dans toute sorte de situation : en terre agricole (sur une parcelle de jachère, sur une parcelle de couvert environnemental type bande enherbée, en tant qu’interculture piège à nitrates, en bordure d’une parcelle cultivée, en bande entre deux cultures…) aussi bien qu’en terre non agricole (jardin privé, espace vert communal ou d’une entreprise, bord de route, de voie de chemin de fer…)
Et donc, pour éviter toute confusion, mieux vaut garder le terme « jachère apicole » pour les terres agricoles déclarées en jachères.
Enfin, si notre site parle parfois de « couvert biodiversité », c’est qu’un couvert à intérêt apicole tel que ceux préconisés sur notre site est favorable à la biodiversité par plusieurs moyens : déjà en permettant de renforcer les populations de pollinisateurs, qui sont un maillon incontournable du maintien de la biodiversité ; mais aussi parce que ces couverts sont également directement favorables à d’autres types d’espèces animales comme certains oiseaux ou certains grands mammifères, en leur apportant à eux aussi alimentation et sites de nidification.
Dernière précision : si notre site conserve son adresse www.jacheres-apicoles.fr, c’est tout simplement pour que les internautes puissent continuer à nous trouver facilement via les principaux moteurs de recherche.
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Q : Quelle est la pérennité d’une jachère apicole ? |
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R : Les couverts présentés sur notre site ont une pérennité d’au moins deux ans, notamment avec la présence dans certaines compositions de mélilot, espèce bisannuelle qui en cas de semis de printemps ne fleurira que le deuxième été. De plus, là encore en cas de semis de printemps, les autres légumineuses peuvent avoir du mal à exprimer tout leur potentiel pollinifère et nectarifère dès la première année en cas de conditions sèches pendant le premier printemps et / ou l’été, et il est nécessaire de les laisser en place une deuxième année pour que les insectes butineurs puissent en profiter pleinement.
Si l’implantation est bien réussie, avec une levée rapide et homogène, et que le couvert s’est bien installé, alors la pérennité des jachères apicoles peut être plus importante : trois, quatre, ou même cinq ans. Tant que le contrôle des adventices assuré par le couvert semé est suffisant, l’implantation peut être conservée. Cependant dans ces cas, la distribution entre les différentes espèces qui assurent la couverture du sol va évoluer d’une année sur l’autre, avec la disparition souvent dès la 2° année de la phacélie (annuelle), et présence à partir de la 3° année uniquement des espèces pérennes ; cela a pour effet de diminuer légèrement l’intérêt apicole de la parcelle. L’idéal est d’avoir à proximité les unes des autres des parcelles d’âges différents.
Enfin, une jachère apicole annuelle est également tout à fait possible. Il suffit de retenir une espèce annuelle pour l’implantation (phacélie ou autre). Si l’investissement en semences en moins important, il faudra par contre ressemer la parcelle dès l’année suivante.
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Q : Comment reconvertir un espace vert en jachère apicole ? |
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R : Plusieurs étapes assez simples sont à suivre pour mener à bien un tel projet :
- d’abord déterminer le type d’espèces le plus adapté au terrain que vous souhaitez convertir en jachère apicole, notamment avec une analyse du pH du sol, et commander les semences
- si la surface concernée fait au moins plusieurs milliers de mètres carrés, jusqu’à plusieurs hectares : contacter un entrepreneur en travaux agricoles pour lui présenter votre projet, et discuter avec lui du calendrier de l’implantation et des ses possibilités d’intervention sur votre site ; il devra sans doute commencer par détruire le couvert existant et travailler le sol avant de pouvoir semer. N’hésitez pas à le renvoyer vers notre site pour toutes les informations techniques relatives à l’implantation des jachères apicoles ; les contraintes agronomiques sont souvent les mêmes que pour une jachère classique, mais sur un espace vert les contraintes réglementaires liées à la PAC sont évitées
- si la surface concernée ne fait que quelques centaine de mètres carrés, il n’est peut-être pas nécessaire de mobiliser des engins agricoles pour réussir une bonne implantation, même si les critères clés à respecter sont les mêmes : semis superficiel, dans un sol finement émietté en surface, en s’assurant d’avoir des précipitations suite au semis
N’oubliez pas non plus que d’autres gestes simples peuvent contribuer à remplir le même objectif de favoriser les insectes pollinisateurs : implantation de haies aux espèces bien choisies, mise en place de nichoirs à insectes...
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